L’omniscience de Dieu

Posted on: février 1, 2010
7 Commentaire(s)

« Aujourd’hui nous allons discuter de l’omniscience divine. Tout d’abord, qu’est-ce que l’omniscience ? »

Alexis : « C’est dire que l’on possède tout savoir, à la fois le savoir théorique et pratique, à la fois la connaissance de ce qui s’accomplit en tout temps et tout lieu. »

« Certains athées croient percevoir une contradiction avec le fait que Dieu soit aussi le créateur de toute chose. S’il a tout créé, il a également créé les idées, y compris l’idée de création. Donc avant d’avoir créé, Dieu ne pouvait savoir ce qu’était la création, puisqu’il n’en avait pas l’idée. En fait, il n’avait aucun savoir, puisqu’il a créé ce savoir… N’est-ce pas paradoxal pour l’idée d’une omniscience divine ? »

Alexis : « A mon avis, il y a deux sophismes derrière cette objection. Le premier consiste à temporaliser Dieu, le second à réifier (ou « chosifier ») les idées. D’abord, Dieu n’est pas temporel, il n’est pas dans le temps. Dieu est éternel, il est immuable, c’est-à-dire qu’il ne change pas. Dieu n’est donc pas passé d’une étape ou il avait n’avait pas d’idées à une étape où il avait des idées. La pensée de Dieu est éternelle, elle n’évolue pas. Enfin, les idées ne sont pas des choses, on ne peut pas les créer. La création consiste à faire qu’une chose possible devienne réelle. Or les idées ne sont pas des réalités. Même si j’ai l’idée d’un modèle de voiture, ensuite je la créé, il y a toujours une différence entre l’idée de la voiture qui a servi de modèle, et la voiture elle-même qui est à l’image du modèle, mais non le modèle lui-même. Une idée, par définition, est incréable. Au mieux, nous humains nous découvrons des idées,  de même Dieu aurait pu les découvrir, mais certainement pas les créer. Mais comme nous l’avons dit, Dieu est éternel, il a donc toujours eu ces idées. Le fait que Dieu soit créateur de toutes choses ne remet donc pas en question son omniscience. »

« Dieu a-t-il le pouvoir de résoudre les paradoxes logiques ? Par exemple, Dieu a-t-il une réponse satisfaisante au théorème d’incomplétude de Gödel (et l’expliquer au passage) ?  »

Alexis : « D’une manière générale, comme j’ai l’habitude de le dire, les paradoxes ou les problèmes insolubles sont toujours des problèmes mal posés. Ils sont décrits de telle sorte que les conditions empêchent toute solution. Or de telles conditions n’existent pas et sont même impossibles. Les paradoxes ne sont que des jeux de l’esprit. Je vais donner un exemple : Un menteur me dit : Je suis menteur. S’il est menteur, c’est que ce qu’il dit est faux, s’il dit qu’il est menteur, c’est donc qu’il n’est pas menteur, mais qu’il dit la vérité. Or s’il dit la vérité, sachant qu’il dit qu’il est menteur, alors ce qu’il dit est faux, mais si c’est faux, il dit la vérité, etc. On pourrait tourner en rond durant des heures ainsi. Autre exemple : le conseil municipal d’un village arrête une ordonnance qui enjoint à son barbier (masculin) de raser tous les habitants masculins du village qui ne se rasent pas eux-mêmes et seulement ceux-ci. Or si le barbier se rase lui-même, ou s’il ne se rase pas, dans tous les cas il agit à la fois en accord et contrairement à l’arrêté. Dans ces deux paradoxes, les conditions sont de purs jeux de l’esprit, un tel problème ne se pose jamais en réalité. En d’autres termes, l’énoncé du problème est décrit de tel sorte qu’il soit absurde, afin de ne pas recevoir de solution. En ce qui concerne le théorème d’incomplétude de Gödel, là encore nous avons affaire à un jeu de l’esprit : Gödel dit qu’un système formel admettant une infinité de variables (ce que la réalité n’est pas, elle n’est ni formelle et n’a pas un nombre infini de variables), ne peut affirmer pour tout énoncé produit par celui-ci s’il est vrai ou faux, c’est ce que l’on appelle l’indécidabilité. Il est donc impossible de produire un tel système afin qu’il soit « complet ». Encore une fois, nous avons affaire à un pur jeu de l’esprit. Or Dieu, lui, est parfaitement rigoureux et il n’évertue pas  son intelligence à des jeux de logique dont la base même est absurde et irréelle, comme s’il prêtait attention à un ivrogne parlant de la géologie des fonds marins. »

« Si on revient aux choses plus concrètes alors, pourquoi Dieu envoie-t-il des prophètes, alors que parfois les hommes qui sont interpellés ne changent pas ? Dans ce cas, Dieu agit en vain, c’est preuve qu’il ignorait qu’ils n’allaient pas obéir. »

Alexis : « Dieu les prévient pour qu’ils soient sans excuse s’ils ne changent pas. Dieu sait très bien s’ils changeront ou non, mais au moins de son côté il aura tout fait, les hommes ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas. »

7 Réponses pour “L’omniscience de Dieu”

  1. Chtcheglov Ilia dit:

    Bonjour,

    Cet article sur l’omniscience de Dieu est très intéressant mais j’aimerais savoir quelque chose.

    Puisque Dieu sait très bien qui croira et qui restera incrédule, pourquoi n’envoie-t-Il pas chacun à sa place au paradis ou en enfer ?

    Si je me retrouve en enfer et que je demande à Dieu pourquoi Il m’y a envoyé, une réponse du genre « Parce que je savais que tu n’allais jamais croire en moi. » suffira à me faire comprendre.

    Je ne comprend pas quand vous dites que Dieu envoie des prophètes pour convaincre des personnes alors qu’Il sait à l’avance qui ira au paradis et qui ira en enfer.

    Autant envoyer chacun à sa place et leur dire pourquoi ils sont là où ils sont.

  2. Masson Alexis dit:

    Bonjour Ilia,

    Je vais vous répondre par une image. Comme vous le savez, dans presque toutes les classes d’enfants il y a des perturbateurs, des enfants qui n’obéissent pas aux règles. Si, lors d’une visite, le maître (ou la maîtresse) établi une certaine conduite à tenir sous peine de sanctions (par exemple, recopier telle ou telle phrase un certain nombre de fois), alors ceux qui n’obéiront pas devront être sanctionnés. Si dans une classe, un enfant est un perturbateur inlassable, le maître sait que celui-ci s’empressera de commettre une faute. Mais il n’y a faute que s’il y a énonciation d’une règle. Si par exemple, les enfants n’ont pas le droit de marcher sur une pelouse, comment peuvent-ils le savoir si cela ne leur a jamais été dit ? Il faut donc une première énonciation de la règle, afin d’informer de ce qui est bien et mal, règle qui s’accompagne le plus souvent d’une sanction afin d’avoir un effet dissuasif. Le perturbateur inlassable commettra la faute, mais il ne la connait comme faute et n’en est responsable que s’il a été averti.

    Parfois, les maîtres (ou maîtresses) d’écoles sont clément. Au lieu d’appliquer sévèrement la sanction, ils préviennent à la première faute, en rappelant la règle. Ainsi repris, l’enfant ne peut pas prétendre qu’il a « oublié », ce qui amoindrirait sa culpabilité. S’il est repris deux ou trois fois, il sait qu’il agit mal et qu’il est sans excuse, c’est un acte délibéré de provocation. Alors la sanction définitive tombe. Si l’enfant est un insatiable perturbateur, il commettra de toute manière la faute, puisqu’il cherche la provocation. Néanmoins, il se saurait pleinement coupable, sans aucune excuse. Il ne pourra pas dire « Je ne savais pas » ou « J’ai oublié ». Le maître pourra dire : « Tu le savais, je te l’ai prévenu plusieurs fois ». La sanction sera méritée, puisque la transgression est totalement délibérée.

    La raison pour laquelle Dieu envoie des prophètes est à peu près la même. Dieu sait déjà si une personne va commettre des fautes. Il édicte des lois et préviens plusieurs fois (directement ou indirectement) les personnes qui transgressent ces lois. C’est pourquoi celles-ci sont totalement coupables, car plus elles sont prévenues, plus leur acte est délibéré.

    J’insiste sur un point : le rôle pédagogique de la loi. On pense trop souvent que s’il y a faute, il y a automatiquement sanction. La loi exclurait alors le pardon et les circonstances atténuantes, ce qui serait absurde. Le but de la loi n’est pas de répondre au mal par le mal, mais d’encourager le bien. Les règles servent à former des personnes responsables. Si une personne se reprend vraiment après avoir mal agit, et ne recommence plus, alors la loi a produit son effet de responsabilisation sans avoir besoin de sanctionner. C’est pourquoi Dieu envoie notamment des prophètes. Évidemment, dans le lot, il y a toujours des irréductibles. Mais alors, ces derniers sont d’autant plus inexcusables qu’ils ont été avertis plusieurs fois, et montré que le problème n’était pas une question d’acte mauvais, mais de caractère mauvais et rebelle.

  3. Eldor dit:

    Donc Dieu est un être tordu, sadique et despotique, si je comprends bien.

    De façon arbitraire et injuste, il énonce une série de lois plus ou moins saugrenues (les femmes, les homosexuels ou les polythéistes me comprendront).
    Omniscient, il sait alors quels individus seront aptes à les suivre, et quels autres s’y refuseront. Imaginons un monsieur A et monsieur B. A, du fait de son génôme, de son milieu social et de son QI (éléments qu’ils ne s’est pas choisi, il n’est donc ni fondamentalement bon, ni fondamentalement mauvais) n’est pas à même de suivre ses lois. Imaginons-le par exemple homosexuel, né dans une famille athée dans un quartier pauvre où il doit voler pour survivre.
    A l’inverse, monsieur B est né dans une famille aisée, très pieuse, avec beaucoup de professeur, et coup de chance (notez le sarcasme, je ne suis pas homophobe), il se trouve qu’il est homosexuel !

  4. Eldor dit:

    Dieu sait tout ça. Il est omniscient, donc c’est logique. Il pourrait alors, par bonté et compassion utiliser son omnipotence et choisir de changer l’ADN de monsieur A, lui donner de quoi survivre sans avoir à voler.
    Mais au lieu de ça, Dieu, cruel et sadique, lui envoie des prophètes dont la mission est de dire « Les gars, Dieu a décidé, sans vous concerter avant, qu’il fallait respecter un certains nombres de règles : les voilà. Dieu sait déjà que pas mal d’entre vous ne sont pas à même de les suivre, c’est pourquoi il nous envoie mettre ces règles noir sur blanc afin que les gens comme monsieur A ne puissent pas se plaindre lorsqu’il se retouveront en Enfer. Ciao ! »

    Je ne souhaite pas vous aggresser d’autant que je n’ai rien de personnel contre vous. Mais je vois dans ce raisonnement une injustice qui me heurte.
    Que diriez-vous d’un professeur qui, voyant arriver un élève boiteux dans sa classe, écrirait au tableau « Il est obligatoire de savoir courir le cent mètre en moins d’une minute pour valider l’année » et répondrait alors à l’élève en question : « J’ai clairement défini la règle, n’allez pas vous plaindre si vous n’avez pas votre année. Vous n’aviez qu’à pas être boiteux. »

    En conclusion le Dieu que vous me présentez me paraît bien amoral, à la limite de la cruauté et de la schizophrénie. J’y préfère encore Zeus, Shiva, la Force ou le Monstre de Spaghetti Volant, qui eux ont le mérite d’assumer leurs travers.
    Je ne souhaite point tenter de vous faire douter de votre thèse, mais j’aimerais avoir quelques précisions sur ce paradoxe.

  5. Alexis MASSON dit:

    Bonjour Eldor,

    Dieu est amour, c’est son caractère le plus fondamental. C’est aussi le fondement de la Loi qu’il a donné aux hommes : aimer Dieu et son prochain. L’une des difficultés, notamment en lisant l’Ancien Testament, c’est qu’il y a certaines lois qui sont contextuelles. Par exemple, les lois alimentaires ont plusieurs fois été modifiées. L’une des raisons souvent évoquées concernerait la conservation des aliments selon les lieux. Quoi qu’il en soit, le fondement de la Loi, c’est l’amour, et toute loi particulière ayant une valeur absolue doit pouvoir être déduite de l’amour.

    Ensuite, Dieu prend en compte nos différences et n’exige pas de nous l’impossible. La justice divine respecte un certain principe de proportionnalité. « On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné » (Luc 12.48). Dieu n’exige pas non plus de nous l’impossible. La justice divine respecte la maxime kantienne : « Tu dois donc tu peux ». On ne peut avoir de devoir que dans la mesure où l’on peut l’accomplir. Toutefois, la grâce divine est à notre disposition pour suppléer à nos manques. C’est pourquoi, nous devons avoir foi en Dieu. Nous sommes des êtres limités, mais Dieu exige de nous que nous lui fassions confiance pour suppléer à nos limites. De ce fait, la morale divine est très exigeante. Il semble presque impossible d’aimer, comme Dieu le demande, c’est-à-dire à la fois Dieu et nos amis, mais aussi nos ennemis. Cependant nous pouvons demander à Dieu la grâce d’aimer au-delà de nos propres forces. Pour reprendre votre exemple : il serait stupide de demander à un handicaper de courir le 100 mètres… sauf si l’on met à sa disposition un exosquelette ! Les exigences de Dieu sont fonctions des dons qu’il vous donne, ces dons ne se limites pas à vos capacités actuelles, mais aussi aux dons qui sont conditionnées par votre foi.

    J’espère que cette réponse vous permettra de considérer la justice divine autrement.

    Cordialement.

  6. Eldor dit:

    Je vous remercie pour cette réponse et la cordialité de votre explication. Cependant, ce qui me chagrine – bien que n’étant pas particulièrement hostile à la religion et au théisme – c’est plutôt cette thèse de votre message précédent, qui complète assez bien l’article, qui consiste à dire, si j’ai bien compris, que Dieu envoie des prophètes afin de prévenir les potentiels pécheurs, qu’il connaît (car omniscient) et qu’il sait susceptible de mal agir.
    Tout d’abord ce qui me trouble, c’est le fait que Dieu instaure des règles tout en laissant le libre arbitre. Je ne pense pas qu’on puisse le considérer comme un professeur, dans la mesure ou les élèves d’une classe n’ont PAS le libre arbitre, ils sont là pour apprendre, à ce titre ils n’ont pas la liberté de téléphoner en cours ou de choisir quel partie du cours leur plaît ou non. Un élève qui choisit de croire qu’un triangle a cinq côtés se verra puni pour son choix (par exemple ne passera pas l’année, devra écrire cent lignes, etc). Je prends un exemple extrême, mais qui permet de comprendre pourquoi un élève n’a pas le libre-arbitre. L’homme, lui, l’a et devrait à ce titre pouvoir définir ses règles (et il le fait la plupart du temps). En effet, il semble – et si je blasphème je m’en excuse d’avance, ici je ne fais que raisonner théoriquement – que Dieu se soit déjà trompé, à plusieurs reprise, ou en tout cas que son message ait été mal interprété.
    De mémoire (et je parie que ça traîne sur le net) la Bible prône plusieurs fois l’esclavage, l’inceste, l’homophobie ou l’iniquité des sexes, choses qui aujourd’hui nous apparaissent comme une erreur, nous nous sentons plus moraux en ne les pratiquant pas, et ce faisant nous nous montrons moins barbares et causons davantage de bonheur et d’amour chez notre prochain.
    En étant contraignant l’Homme à accepter des règles qui lui semblent aujourd’hui injustes et inciviques, Dieu ne méprise-t-il pas son libre arbitre ? Certes, ces règles dans certains contextes peuvent, j’en suis sûr, être vues comme des métaphores, des images que de mauvais humains auraient mal interprétées pour dominer leurs semblables. Alors, lorsque même nos prophètes commettent des erreurs, comment ne pas douter de leur message, comment faire confiance au message de Dieu si l’on est pas sûr qu’ils nous parvienne comme Dieu l’a conçu ?

    Mais ceci était une considération mineure, admettons maintenant que chaque prophète soit parfait, que le message de Dieu soit juste, légitime, et respectueux du libre arbitre. L’exemple de l’handicapé est surtout une métaphore : on ne choisit pas nos faiblesses et nos travers. Un voleur est un homme qui souffre ou qui est né sans avoir la capacité d’éprouver remord et compassion. Un pédophile est un homme malade qui est né sans aptitude à respecter la vie. Je ne dis évidemment pas que les criminels sont des victimes (ce qui serait malsain et ridicule), mais qu’ils ne sont pas responsables, à la base, de leurs vices. Ils sont nés avec. Si Dieu existe, alors ils ont été créés ainsi. S’ils ont fauté, c’est que Dieu ne les en a pas empêché. En réalité chaque homme en grandissant est capable de changer, de vaincre ses faiblesses, de devenir bon ou compatissant.
    Cependant, si Dieu est omniscient, et donc capable de prédire le destin de chaque homme, c’est que ce destin existe et est tout tracé (cette idée me dépasse, je ne crois pas vraiment au destin, personnellement). A partir de là, qui d’autre que Dieu peut agir sur le destin des hommes ? Vous expliquez donc que pour agir, Dieu envoie des prophètes qui dictent ses règles, de même qu’un professeur prévient les élèves qu’ils seront punis s’ils ne respectent pas le règlement. Le paradoxe, cependant, me semble rester entier pour deux raisons. La première, celle que j’ai développé dans ma première intervention, étant que certains hommes ne sont pas aptes à changer, même en prenant « connaissance des règles », si j’ose dire. Un psychopathe, un athée ou un homosexuel ne changeront pas, même si on leur affirme que leur voie est mauvaise. La deuxième raison, plus pragmatique, est que cela déplace simplement le paradoxe. Dieu envoie des prophète mais, étant omniscient, il sait déjà qui les écoutera et qui n’en fera rien. Donc, c’est ce que vous semblez affirmer, Dieu a déjà réservé une place pour chacun en Enfer et au Paradis. Les texte de lois ne sont là que pour légitimer cette place, que pour empêcher les gens de se plaindre. Dès lors, je reste convaincu qu’un paradoxe existe entre ces trois notions : 1. Dieu est omniscient – 2. Dieu est amour – 3. Dieu est omnipotent
    Si 1 et 3 sont vrai, alors Dieu est cruel car il a déjà scellé le sort de chaque homme avant même leur naissance. Si 1. et 2. sont vrai, alors la seule raison qui empêche Dieu de sauver les âmes perdus (les êtres dont il sait qu’ils deviendront des pécheurs), c’est qu’il en est incapable. Si 2. et 3. sont vrai, alors Dieu pourrait empêcher chaque pécheur potentiel de devenir mauvais et de commettre des fautes. La seule raison qui l’empêche de le faire, c’est qu’il ne sait pas qui est susceptible de pécher et qui ne l’est pas.

    Au fond la seule résolution ne serait-elle pas de considérer ces trois notions comme des métaphores, de même que les notions d’Enfer et de Paradis ? Alors le libre-arbitre de l’homme est conservé, et son combat pour être juste et aimer son prochain rester justifié.

  7. Jonathan dit:

    Eldor, c’est une belle démonstration que tu fais. J’honore ce ce dernier écrit, tu as touché mon cœur. Je le partagerai. La question que je me pose, c’est est-ce que tu as déjà publié des livres?