Voici un document réalisé à l’occasion d’un week-end de jeunes (W.E. FROG). Il s’agit de répondre à la question : « Pourquoi Dieu permet-il le mal ? »

3 Réponses pour “Pourquoi Dieu permet-il le mal ?”

  1. Benjamin dit:

    Effectivement, la notion est difficile à appréhender avec la notion d’un Dieu Bon et Tout Puissant. L’approche par l’Amour et le libre-arbitre me semble convaincante même si elle n’explique pas tout.
    Concernant la notion de maux naturel, j’insisterais sur le caractère subjectif que l’homme peut y entretenir. De plus, en fonction de ses sujets un mal naturel: un seisme pour l’homme est vu comme un mal, mais pour la Terre c’est un bien nécessaire qui fait parti du cycle de vie de la croute terrestre de la formation jusqu’à la subduction. En outre de ce mal, l’homme peut se servir pour étudier la Géologie.
    Aussi, une même maladie pouvant se soigner dans un pays riche sera moins perçu comme un mal que dans un pays où l’on ne peut se soigner. De même pour un tremblement de terre, un séisme modéré dans un pays pauvre (ex: Haiti) peut créer d’avantage de dégâts et de pertes humaines qu’un puissant séismes dans un pays riches (ex: Japon).
    Il y a aussi le facteur d’adaptation à prendre en compte. Plus on est préparé à un risque éventuel moins lorsque ce mal arrivera on sera surpris et meilleure sera notre faculté à y résister.

    Je pense le mal naturel est lié à l’imprévisible et l’improbable que l’intensité de la souffrance s’accroît. Par exemple, les japonais sont entraînés des le plus jeunes ages à vivre avec les tremblement de terre et les Tsunami du fait que la région est situé est extrement sismique. Mais il n’est pas dit que si des séismes aussi puissants ou des tsunami aussi violents touchaient d’autres pays développés, il n’est pas dit que les populations ne tomberaient point dans la panique.

    Ce que je veux souligner c’est que pour certains mal, il se pourrait que Dieu les permettent pour que nous puissions supporter l’imprévisible et l’improbable. Cela serait une cause supérieure. Il y a beaucoup de choses dans l’univers qui sont prévisibles: par exemple, le fait que le soleil se lèvera à une heure définie à l’avance est acquis. S’il advenait qu’il ne leverait pas, cela aurait des conséquences désastreuses pour l’activité humaine.
    Car le libre arbitre des agents moraux rend possible l’imprévisible et l’improbable: par exemple il n’est pas évident de prévoir une crise économique. Pour reprendre un exemple biblique, si un homme connaissait le jour et l’heure où le voleur passerait alors il s’en préparait et ne laisserait pas se faire dérober. Il est tout a fait possible que lors du du Jour de l’Avènement du Christ qui est par nature imprévisible, pour ceux -là qui s’étaient préparé cela soit reçu comme un bien moral et que pour d’autre comme un mal moral synonyme de Jugement.
    Cela m’amène à m’interroger si les maux naturels sont soumis aux mots moraux de même que la Chute a entrainé un dérèglement dans la Création?
    Enfin, si on s’intéresse au monde des microbes, il existe par exemple des virus qui n’ont d’autre fonctions que de détruire les cellules cibles. Aussi, les êtes vivants disposent de système immunitaire contre les agents extérieurs perçu comme nocifs par définition.
    Si la Création de Dieu est Bonne et Parfaite, comment expliquer qu’au sein de l’homme il existe un moyen de se protéger de son environnement immédiat? Sachant que la déficience de ce système entaine la mort du sujet. Cependant, le monde microbien n’est pas majoritairement pas hostile, des milliards de microbes jouent un role symbiotique dans l’organisme.

  2. Masson Alexis dit:

    Benjamin,

    Nous pouvons toujours dire que le mal physique a un intérêt ou qu’il peut être diminué en s’y adaptant. Mais il reste toujours la question : Pourquoi Dieu n’a-t-il pas créé un univers plus complexe peut-être, mais sans mal physique ? On peut louer l’existence de capacités de défense de l’organisme, mais on peut aussi s’interroger sur l’existence d’une attaque contre laquelle nous devons être protégés. Vous évoquez implicitement le péché originel, auquel j’ajouterais une adversité spirituelle (le Diable). N’hésitez pas à lire articles ou voir les vidéos sur ces sujets (dont certaines devraient bientôt être publiées).

  3. Justin dit:

    Si j’ai bien compris, lorsque vous parlez de « mal physique », vous entendez par là la souffrance physique. Vous avez l’air d’y placer une notion implicite de « justice ». Lorsque vous vous posez la question: pourquoi le mal physique ? Vous voulez dire: Quelle justice derrière la souffrance physique ?

    Est-ce bien cela ?

    Si non: je ne comprends pas l’utilité de ce poser la question. Puisqu’aucune (in)justice ne s’y trouve, pourquoi donc attribuer cette souffrance (qui n’est qu’une réaction physico-chimique, après tout) à Dieu ?

    Si oui: Le récit de la Création (je ne vais pas chercher très loin) nous montre que l’homme, au moment même de sa création, fut invité à dominer tout animal de la terre, et à s’en nourrir. Or donc, la souffrance physique existait déjà en ce temps-là (des animaux souffraient nécessairement, puisqu’ils allaient être tués). Cependant, cette souffrance n’est pas reliée à une notion de « justice », car l’homme n’a pas encore connaissance du bien et du mal, c’est-à-dire implicitement du juste et de l’injuste.

    Donc, Dieu, lorsqu’Il créa la Terre et les Cieux, Lui-seul avait connaissance de ce qu’est le juste et l’injuste. Or, Lui, Il ne souffre pas. Ce n’est qu’une fois que l’homme, tout charnel, prit conscience également, qu’Il imposa des lois contre « le sang versé » (je pense aux commandements de Noé). Il s’agit donc d’une réaction: cet être charnel, que Dieu n’avais pas destiné à avoir accès à la justice, maintenant y a accès. Il « faut » donc que Dieu lui donne des instructions, des enseignements, pour qu’il puisse jongler avec la souffrance et l’injustice.

    Mais, dans les deux cas, et si ma lecture est exacte, la souffrance causée par la Nature est toute déliée de la justice (donc du bien…).

    Il en va tout autrement de ce que vous nommez « mal moral », car ce dernier est commis intentionnellement, et contre les instructions de Dieu. Il s’agit donc, pour ce cas là, d’un véritable « mal ».

    Je pense que c’est une très bonne chose, pour nous chrétiens, scientifiques, et philosophes, de pouvoir dire que Dieu n’a pas prit parti dans cette question de souffrance. Ceci donne plein sens au libre arbitre. Si Dieu guide les croyants, Il ne les soumet pas contre leur gré. Ce dernier paragraphe relève plutôt d’une position personnelle, j’y consens.

    Bien à vous,
    Justin