PROJET EPISTHEO

PROJET EPISTHEO

Le projet « Epistheo » souhaite rendre accessible à tous la pensée chrétienne.

CE QUE JE CROIS EN 10 POINTS SUCCINCTS


01. Je crois non seulement que la raison et la foi sont compatibles, mais plus encore que la raison est une invitation à la foi. Contrairement à un préjugé répandu, la foi n’est pas opinion irrationnelle. Le mot vient du latin fides (confiance), qui lui-même traduit l’hébreu émunah (confiance, engagement, fidélité). Or il parfaitement possible de savoir qu’un être existe, de manière rationnelle, et de lui faire confiance également. Je sais que Dieu existe et je lui fais confiance. Dans la mesure où la raison démontre l’existence de Dieu qui est parfait, en vertu de sa perfection, il est digne de confiance.

02. Je crois que la raison démontre l’existence de Dieu à partir des données suivantes : l’existence de l’univers, son commencement, son caractère ordonné et sa capacité à accueillir la vie (cf. les preuves cosmologique et téléologique de l’existence de Dieu selon Leibniz, Wolff, Swinburne et W. L. Craig).

03. Je crois que la raison reconnaît l’amour de Dieu dans sa motivation créatrice gratuite. Dieu étant pleinement autosuffisant, immuable et infini, il n’avait aucun intérêt dans la création, c’est donc un acte gratuit, la création est le don de l’existence et un don est un acte d’amour.

04. Je crois que la raison démontre la Trinité, c’est-à-dire que Dieu est un être en trois personnes, car Dieu étant amour et l’amour étant relations interpersonnelles, Dieu doit être plusieurs personnes malgré l’unité de son être (cf. la preuve de Richard de Saint-Victor).

05. Je crois que la raison démontre l’Incarnation, car un Dieu qui aime sa création veut s’unir à elle, et pour que l’union soit possible alors qu’ils sont de natures distinctes, il doit adopter la nature créée sans renier sa nature incréée.

06. Je crois que la raison reconnaît que Jésus de Nazareth est mort et ressuscité, car son existence, sa mort et le tombeau vide ont été reconnus aussi bien par ses partisans que par ses adversaires, parce que ses disciples et certains de ses adversaires ont témoignés qu’ils avaient vu le Christ ressuscité, et que leur témoignage est crédible parce qu’ils ont acceptés de mourir en martyr pour celui-ci, alors que nul ne meurt pour un mensonge (on peut mourir pour une erreur, une croyance erronée, mais pas pour ce que l’on sait être faux). (cf. la preuve de Habermas et W. L. Craig).

07. Je crois que la raison reconnaît en Jésus de Nazareth l’incarnation de Dieu le Fils, car il a lui-même enseigné que Dieu est une pluralité de personnes dans l’unité et qu’il était Dieu le Fils incarné, ce que ses disciples ont continué à proclamer, et que son enseignement est validé par sa résurrection.

08. En vertu des points précédents, je crois qu’il est pleinement rationnel d’admettre l’existence de Dieu, son dessein d’amour, son caractère trinitaire, l’Incarnation de Dieu le Fils en Jésus de Nazareth, ainsi que sa mort et sa résurrection. Parce que la raison affirme que le Christianisme est vrai et que le projet de Dieu est désirable, je crois que Dieu est digne de foi (c’est-à-dire confiance, engagement et fidélité envers lui).

09. Dieu étant omniscient, omnipotent et bienveillant, je crois qu’une relation personnelle est réellement possible avec lui. La prière et la louange sont des moyens de communiquer et de communier avec lui.

Attention : cet article a été écrit en Mai 2011. Au fur et à mesure, il n’est pas impossible que cette confession soit augmentée ou précisée. A l’heure où j’écris cette remarque (en Janvier 2013), j’ajouterais volontiers un point sur l’existence des démons, sur les effets de la Chute, sur le salut par la Croix et sur la crédibilité de la Bible. Je tâcherai d’intégrer ces points par la suite.

Conférences publiques

9-20/04/2013 – Conférences « Le Pardon » et « Foi & Raison » au lycée et au Collège de Bury à Margency (95).

18-20/03/2013 – Modération du Forum Veritas à l’Université Catholique de Lyon.

02-03/03/2013 – Conférences « Jésus: Fils de Dieu mort ? » et « Un seul vrai chemin? » lors du Dynamique Jeunes 2013 à Ecouen (95) avec Parole de Vie.

04/12/2012 – Intervention sur « Comment vivre libre? » avec Alpha Campus (Strasbourg).

05/11/2012 – Intervention lors d’une soirée au Foyer Évangélique Universitaire de Strasbourg.

13/10/2012 – Intervention lors de la soirée « Veillée Artistique » (Wissembourg).

16/09/2012 – Intervention lors du culte à l’Église Évangélique de Neudorf.

8-9/04/2012 – Animation d’un atelier lors du Week-End de Jeunes « FROG III » à Munster.

18/03/2012 – Intervention lors du culte à l’Église Baptiste d’Illkirch.

11/03/2012 – Intervention lors du culte à l’Église Bonne Nouvelle de Vendenheim.

26/02/2012 – Intervention lors du culte à l’Église Bonne Nouvelle de Lingolsheim.

19/02/2012 – Intervention lors du culte à l’Église de l’EPIS de Strasbourg.

12/02/2012 – Intervention lors du culte au Temple de Sion de Strasbourg.

11/12/2011 – Intervention lors du culte à l’Église Cèpe de Strasbourg.

04/12/2011 – Intervention lors du culte à l’Église Agapé de Strasbourg.

27/11/2011 – Intervention lors du culte à l’Église Armée du Salut de Strasbourg.

16/08/2011 – Intervention lors du culte à l’Église Baptiste de Strasbourg et Campagne.

03/06/2011 – Intervention lors de la soirée « Pulse » (Strasbourg)

03/02/2011 – Intervention lors de la soirée « Navigateurs » (Strasbourg)

28/03/2010 – Intervention lors de la soirée « Live » (Hochfelden)

24/03/2009 – Intervention à l’Aumônerie Universitaire Protestante de Strasbourg.

Conférence privée (extraits)

01. Rencontrer Dieu
02. Raison et révélation
03. Existence de Dieu
04. Le Christianisme

Articles fondamentaux

01. La Preuve de l’Existence de Dieu
02. Qu’est-ce que la Trinité ?
03. La Trinité est-elle cohérente ?
04. Y a-t-il des preuves de la Trinité ?

L’émission radiophonique : Saison 1

01. Le langage religieux : Est-il réaliste ou symbolique ?
02. Le langage religieux : Est-il dépourvu de signification ?
03. Le langage religieux : Comment peut-on décrire Dieu ?
04. Qu’est-ce que Dieu ?
05. Raison et Révélation
06. Dieu existe-t-il ?
07. Peut-on se représenter Dieu ?
08. L’omnipotence de Dieu.
09. L’omniscience de Dieu.
10. Comprendre la Trinité (1, 2)
11. La nature, selon la Bible et la science
12. Dieu contredit-il les lois naturelles ?
13. L’idée de Création
14. Pourquoi Dieu a-t-il créé l’univers ?
15. Pourquoi Dieu permet-il le mal ?
16. La liberté de l’homme face à Dieu.
17. Dieu est-il le fondement de la morale ?
18. Le Christianisme est-il mauvais ?
19. Qu’est-ce que le Péché Originel ?
20. Le salut par la foi ou par les oeuvres ?
21. Dieu est-il juste ?
22. Le problème de la prière
23. Y a-t-il quelque chose après la mort ?
24. Qu’est-ce que l’Incarnation ?
25. Quel est le sens de la Croix ?
26. La pluralité des religions
27. Le monothéisme de Xénophane
28. Dieu selon Anaxagore
29. La prière selon Socrate
30. Dieu selon Platon
31. Dieu selon Aristote
32. Les dieux selon Epicure
33. La théologie des Stoïciens

L’émission radiophonique : Saison 2

01. Le Langage Religieux
02. Foi et Raison (dans la Bible)
03. La Preuve Ontologique
04. La Preuve Cosmologique
05. La Preuve Téléologique
06. L’Expérience Religieuse
07. S. Faure, « Douzes preuves de l’inexistence de Dieu » (Critique)
08. L’Amour dans le Christianisme
09. Les Sacrifices (& Le Bouc-Émissaire)
10. L’Expiation
11. La Trinité
12. L’Historicité du Christ

L’émission radiophonique : Saison 3

01. La foi est-elle irrationnelle ? (Saison 3)
02. La preuve de Dieu par la contingence (Saison 3)
03. La preuve de Dieu par le commencement (Saison 3)
04. La preuve de Dieu par l’ordre (Saison 3)
05. Pourquoi Dieu a-t-il créé l’univers ? (Saison 3)
06. Le mal réfute-il l’existence de Dieu ? (Saison 3)
07. Pourquoi Dieu permet-il le mal moral ? (Saison 3)
08. Qu’est-ce que la création ? (Saison 3)
09. Qui est responsable du mal naturel ? (Saison 3)
10. La Trinité est-elle cohérente ? (Saison 3)
11. La preuve de la Trinité par l’amour (Saison 3)
12. La preuve de la Trinité par la conscience (Saison 3)
13. Dieu est-il incompréhensible ? (Saison 3)
14. Comment sait-on ce qu’est Dieu ? (Saison 3)
15. Qu’est-ce que la simplicité divine ? (Saison 3)
16. Dieu est-il éternel ou sempiternel ? (Saison 3)
17. Théisme, déisme, agnosticisme, athéisme (Saison 3)
18. Dieu est-il omnipotent ? (Saison 3)
19. Dieu est-il omniscient ? (Saison 3)
20. La pluralité des religions (Saison 3)
21. Point de salut hors de la chrétienté ? (Saison 3)
22. Jésus a-t-il réellement existé ? (Saison 3)
23. Sommes-nous libres ? (Saison 3)
24. Un corps et une âme ? (Saison 3)

Blog

01. Les principales théories de l’expiation
02. Expiation : le modèle de la participation
03. Joshua Wise sur l’expiation substitutive
04. Ni le nom de « Jésus », ni une révélation, ne sont des garanties
05.  Comment Dieu peut-il avoir un fils ?
06. Comment Dieu peut-il à la fois être juste et pardonner ?
07. Plantinga : l’argument du diable
08. L’argument cantorien de Grim contre l’omniscience
09. Pourquoi Dieu permet-il le mal ?

Traductions

01. Philosophie Analytique de la Religion
02. Épistémologie de la Religion
03. Concepts Occidentaux de Dieu
04. Philosophie Analytique du Christianisme
05. Péché Originel et Philosophie Chrétienne
06. La Théosis dans l’Orthodoxie et le Catholicisme
07. Etude biblique catholique sur la Théosis
08. La Spiritualité Orthodoxe
09. Les œuvres de Richard Swinburne

12 Réponses pour “PROJET EPISTHEO”

  1. TS dit:

    Vous dites que la foi et compatible avec la raison. Or, d’un côté, je souligne votre parole qui est que la foi n’est pas une croyance (ce que je conçois tout à fait)et que la démonstration de l’existence de Dieu est possible par la nature.
    Or si je ne démontre pas ma foi mais ma croyance, la foi n’a rien à voir avec la raison.
    Si je ne peux pas démontrer ma foi mais ma croyance, qui a à faire avec ma raison, en quoi la foi est-elle compatible avec la raison? puisque ma foi est indémontrable et illogique aux yeux des autres. Elle est pour eux un scandale et une folie.

    Je n’arrive pas à comprendre pourquoi vous dites d’une part que la foi n’est pas une croyance, mais une connaissance ou un savoir, avec le fait que celle-ci soit compatible avec la raison. Car, en effet, je ne peux pas démontrer l’existence de Dieu dans ma relation que j’entretiens avec lui aux autres, qui est intime, mais je peux effectivement leur montrer son action dans la nature.

    (inutile de poster ce commentaire sur votre site, je ne savais pas où vous écrire).

    Amicalement, serviteur du Christ Jésus.

  2. de Chabot Tramecourt dit:

    J’aime beaucoup ce ue vous dites!
    continuez!!!

  3. Masson Alexis dit:

    TS,

    Je ne suis pas certain que nous entendions la même chose par « foi ». J’entends par là, la confiance. Et je peux faire confiance en une personne dont je sais qu’elle existe et dont je peux prouver l’existence. Faire confiance en Sarkozy est un scandale et une folie pour les socialistes, ou faire confiance en Hollande est un scandale et une folie pour les « umpiste ». Il en va de même pour les chrétiens, la foi n’est pas une folie pour eux, mais seulement pour leurs adversaires. Dans la foi, il n’est pas question de vérité, mais de valeur. L’économie prime-t-elle sur la société ? Ce n’est pas une question de vérité, mais de valeur. De même, bien que le Christianisme soit vrai et démontrable, reste la question de son adhésion.

    Cordialement,
    En Christ.

  4. tromken dit:

    Monsieur, quelle importance a-t-elle donc pour un homme de reconnaître l’existence de Dieu ? Que lui importe, lorsqu’après avoir interrogé sa pensée, s’il acquiert la certitude logique de l’existence de Dieu ? En vérité, cela n’a pas d’importance d’un point de vue du salut, c’est-à-dire que cela ne le sauve pas. Bien au contraire, cela l’éveille à la condamnation, soit donc à reconnaître l’abîme qui le sépare de Dieu. Pire encore, cela le conduira même souvent à combler cet abîme par une pratique religieuse hypocrite. C’est-à-dire qu’il mettra la raison comme médiateur entre lui et son dieu. En effet, puisque cette même raison vient d’éveiller sa conscience au divin, il lui semble logique de couronner l’intelligence comme intermédiaire entre lui et le dieu. Elle fera office de pape en quelque sorte. Aussi se fera-t-il d’innombrables lois et dogmes raisonnables pour élever un pont entre lui et cette image raisonnable du divin, image qu’il construit suite à des convictions intellectuelles. De fait, il pensera plaire au Créateur de cette manière alors qu’il est en train de l’asservir à la raison, de le soumettre à la réalité. Car sa raison se saisira, au fur et à mesure de sa pratique religieuse, du saint et glorieux rôle de justifier Dieu et de justifier l’homme : elle jugera, et l’un, et l’autre. Elle s’assiéra ainsi de manière rusée et indolore sur le trône de Dieu. Au regard de son salut, cet homme peut donc fort bien confesser le christ et être maudit, tout comme dans les évangiles nous voyons des esprits bestiaux le confesser et se perdre d’autant plus ! La conviction intellectuelle n’est pas l’inspiration de l’Esprit, elles sont l’une et l’autre autant séparées que le sont le limité de la réalité et l’illimité du monde-à-venir.
    ·
    Il s’avère que tous les hommes croient en Dieu. Ne le saviez-vous pas ? C’est-à-dire que tous les hommes croient en l’existence d’une vérité dernière. L’athéisme est une croyance en une vérité dernière par exemple. Son dogme raisonnable et rationnel le l’évolution positive des êtres est en vérité un Dieu conduisant l’homme à sa perfection. Même les agnostiques croient avec ratio en une vérité dernière. S’ils affirment que cette vérité est inconnaissable, ils élèvent en fait ce dieu sous le nom de mystère insondable. Et si en outre ils établissent, toujours par la logique, que l’existence est un non-sens, ils déclarent de nouveau une vérité dernière, cette fois hautement insensée — ce qui leur laisse tout loisir pour ne pas s’en préoccuper.
    ·
    Qu’est-ce qui compte en fait ? C’est non pas de savoir que Dieu existe, de savoir qu’une vérité dernière dirige le monde ; cela ne sert qu’à conduire l’homme vers le stade de la conscience, c’est-à-dire vers celui d’animal intelligent. C’est le mot de Heiner Müller : « La plus grande chute est celle qu’on fait du haut de l’innocence. » Car l’enfant est d’abord mis sous l’administration et le tutorat de la raison ; celle-ci doit lui permettre de prendre conscience de son état désespéré. En effet, la raison le brise tandis qu’il se découvre incapable de pouvoir se sauver par les œuvres avec ses raisons « lumineuses ». Il est donc d’abord livré à sa propre justice, ce que Luther appelait « les têtes de la bête de la raison, la source de tous les maux ». Que fera-t-il ? Il cherchera à sortir, à faire l’exode des limites raisonnables pour chercher un dieu déraisonnable et illimité. Il cherchera le salut hors de lui, hors de la nature, hors de la terre, hors de la conviction intellectuelle — quêtant un don absolument gratuit venu d’un lieu inconnu : le lieu de Dieu. C’est ainsi que l’homme, partant de l’innocence, tente d’abord de la préserver par la raison, par ses œuvres et par sa bonne volonté, puis finalement, il est conduit à la chute. Il tombe dans la culpabilité infligée par cette même raison. Celle-ci, impuissante à cause de la faiblesse de notre chair disait Paul, finit toujours par nous trahir… et à se trahir elle-même dans son intention première. La raison n’est pas à la hauteur de notre volonté, laquelle est parfumée d’infini, c’est-à-dire de la liberté divine.
    ·
    C’est ainsi que cet homme atteindra peut-être la foi.
    La foi, c’est le gond de la porte ouvrant vers la puissance. Ou encore c’est la poignée ouvrant la porte du royaume des cieux, car cette porte est sans poignée à l’extérieur, seulement à l’intérieur, du côté du christ, aussi s’en saisit-on par la foi seule. La foi, c’est donc les prémices de la puissance à venir, celle qui sera lors de la résurrection et que nous ne connaissons ici que dans l’incognito, « dans les ténèbres de la foi » disait ailleurs Luther.
    Mais qu’est-ce que la puissance ?
    C’est se tenir auprès de Dieu. C’est ressusciter dans un corps libéré de la corruption, et ayant revêtu l’incorruptibilité. C’est aussi, ici et maintenant, le connaître en esprit et en vérité, non plus par l’intelligence. C’est le connaître en tant que Celui qui se tient par delà la raison. C’est tendre et espérer de Dieu cet infini des possibles. Cet infini qui ne demande plus rien au raisonnable. Cette liberté qui commande aux raisons de manière arbitraire aux yeux de la logique : « Que ma volonté tienne lieu de raison » dit Dieu ; « même si 2 et 2 doivent faire 5. »
    ·
    De fait, ce qui compte, c’est de connaître Dieu, de savoir qui il est. Or, le connaître, ce n’est pas naître à la conscience raisonnable, c’est au contraire y mourir après y être parvenu. C’est cela en réalité la nouvelle naissance. C’est briser cette matrice de la raison dans laquelle nous sommes tombés. Cette matrice, c’est l’exil initial de l’Éden, c’est ce passage de l’innocence vers la Loi, de notre inconscience vers notre culpabilité, établie, gravée sur les pierres de la logique.
    ·
    Le seul fait simple et logique, ce fait, dit Paul, par lequel la nature prouve l’existence de Dieu : ce fait n’excusera personne et ne sauvera personne. Au contraire, il plaide contre nous ! Être convaincu que Dieu existe n’est pas une nouvelle naissance, ce n’est que l’évolution naturelle nous conduisant à l’impasse, là où nous attend la foi seule ; l’instant de la grande lutte contre les évidences visibles dont la foi ne se nourrit pas. Le croyant raisonnable se tient à genoux, aux pieds d’un Créateur super-raisonnable dont il se trouve indigne de contempler la face. Mais l’homme de foi pose sa tête sur le sein d’un Créateur devenu Père ; au moment même, précisément, où l’animal intelligent, l’adam, est devenu un fils de l’homme. Un Père dont la déraison est une puissance. Là seulement sont possibles l’amour et la liberté. Il n’y a pas de liberté et d’amour dans le commandement de la raison ; il n’y a que de la crainte. Plus encore, le commandement d’aimer n’en est pas un ! Celui qui aime, c’est celui qui a vaincu le commandement, précisément, celui qui a vaincu la raison, et son épée : la mort. Celui-là est une nouvelle créature, il n’obéit pas au commandement d’aimer — il aime « naturellement », parce qu’il n’obéit plus, parce qu’il est sans pression, parce que « rien ne lui est impossible. Parce qu’il vit par la foi seule. Parce qu’il est tel le Fils.
    ·
    Vos propos ont des siècles de retard Monsieur. Ce n’est que la bonne vieille scolastique. Celle-ci débuta au Moyen Âge, et à cause d’elle la communion avec le christ devant de l’écolage à la baguette (schola), puis se transforma enfin en de la communauté de masse, grégaire, là où l’homme, en masse compacte, se tient devant un dieu surpuissant, monstrueux, autant psychopathe que l’est la raison.
    ·
    bien à vous

  5. Masson Alexis dit:

    Vous dîtes : « Monsieur, quelle importance a-t-elle donc pour un homme de reconnaître l’existence de Dieu ? Que lui importe, lorsqu’après avoir interrogé sa pensée, s’il acquiert la certitude logique de l’existence de Dieu ? »

    Si vous appreniez que vous avez été adopté, ne voudriez-vous savoir qui vous a engendré ? Vous auriez le choix entre accepter de connaître davantage vos géniteurs ou les ignorer. Il en va de même avec Dieu. Si une personne apprend que Dieu est son créateur, elle voudra peut-être le connaître, avoir une relation avec lui, ou au contraire l’ignorer, voire le rejeter.

    Vous dîtes : « En vérité, cela n’a pas d’importance d’un point de vue du salut, c’est-à-dire que cela ne le sauve pas. »

    Celui qui veut connaître Dieu uniquement pour être sauvé se perdra. Je vais le dire dans les mots les plus simples : celui qui aime Dieu pour aller au paradis ira en enfer. Celui qui nous inspire (si cela est votre cas), n’a-t-il pas dit : « celui qui voudra sauver sa vie la perdra» (Marc 8.35). Imaginez une femme aimant un homme pour son argent (ou l’inverse). Autant dire que celle-ci serait hypocrite et mériterait d’être répudiée par cet homme. On ne doit en aucun cas aimer Dieu pour être sauvé, mais si nous voulons être sauvés, c’est parce que nous aimons Dieu et que nous voulons prolonger notre relation avec lui. La finalité n’est pas le salut, mais Dieu. Vous inversez le rapport entre le salut et Dieu. Et si Dieu était impuissant, incapable de vous sauvez, l’aimeriez-vous tout de même ? Et si le Diable était finalement vainqueur sur Dieu, aimerez-vous toujours Dieu ? Ou choisiriez-vous en priorité votre salut et donc le parti du Diable ?

    Vous dîtes : « Bien au contraire, cela l’éveille à la condamnation, soit donc à reconnaître l’abîme qui le sépare de Dieu. »

    La raison nous permet effectivement de connaître ce que l’on peut appeler le «pécher originel», cet état anormal de distance d’avec le Dieu jusqu’ici inconnu. Lorsque la raison connaît Dieu, l’homme peut l’aimer. Dieu aimant l’homme, l’amour étant sa motivation créatrice, ils peuvent alors se rapprocher.

    Vous dîtes : « Pire encore, cela le conduira même souvent à combler cet abîme par une pratique religieuse hypocrite. »

    Cela est doublement faux. D’une part, un homme qui tient en haute estime la raison et la vérité ne peut pas être hypocrite. D’autre part, un homme rationnel sait parfaitement que la pratique religieuse comme telle est absurde. Que pourrait-elle changer ? Que voulez-vous apporter à un Dieu infini et bon ? Rien. La pratique religieuse n’est jamais pratiquée pour elle-même, ni hypocritement, par l’homme rationnel. En revanche, il la conçoit comme un moyen de se disposer à une relation avec Dieu. La prière n’apporte rien à Dieu, mais elle est bonne parce qu’elle nous dispose à accueillir son amour.

    Vous dîtes : « C’est-à-dire qu’il mettra la raison comme médiateur entre lui et son dieu. En effet, puisque cette même raison vient d’éveiller sa conscience au divin, il lui semble logique de couronner l’intelligence comme intermédiaire entre lui et le dieu. Elle fera office de pape en quelque sorte. Aussi se fera-t-il d’innombrables lois et dogmes raisonnables pour élever un pont entre lui et cette image raisonnable du divin, image qu’il construit suite à des convictions intellectuelles. »

    Puis-je me permettre de supposer que vous connaissez d’autres personnes pour lesquels vous avez de l’affection ? Peut-être avez-vous une femme, des enfants, ou au moins des parents ? Comment connaissez-vous ces personnes ? N’est-ce pas par l’intermédiaire de vos sens ? Vous connaissez votre femme parce que vous pouvez la voir, la toucher, etc. Il n’y a de connaissance que s’il y a faculté chez le sujet connaissant. Il existe deux facultés de connaissance : la raison et la sensibilité. Toute connaissance est produite par ces facultés. Même un prophète connaît à travers ses facultés, par exemple l’ouïe s’il entend une voix. Dites-vous donc que l’ouïe est un intermédiaire, une sorte de pape, entre le prophète et Dieu ? J’aimerais savoir de quoi vous parlez, lorsque vous parlez d’une connaissance sans médiation. Une telle chose, je dois bien l’avouer, n’a aucun sens. S’il y a connaissance, il y a une idée qui est produite, donc une faculté de produire, qui doit se régler par conformité au réel. Il n’y a pas de connaissance sans faculté.

    Vous dîtes : « De fait, il pensera plaire au Créateur de cette manière alors qu’il est en train de l’asservir à la raison, de le soumettre à la réalité. Car sa raison se saisira, au fur et à mesure de sa pratique religieuse, du saint et glorieux rôle de justifier Dieu et de justifier l’homme : elle jugera, et l’un, et l’autre. Elle s’assiéra ainsi de manière justifier et indolore sur le trône de Dieu. »

    Si je vous comprends bien, pour aimer une femme, il ne faut ni la regarder, ni la toucher, ni la sentir, ni l’entendre, etc. sinon vous l’asservissez à vos sens ? En d’autres termes, pour ne pas l’asservir à vos sens, à vos facultés, vous devez ne pas la connaître. Mais comment voulez-vous aimer une personne que vous ne pouvez pas connaître ? Ne prônez-vous pas une forme de solipsisme idéaliste et nombrilisme, refusant de connaître ce qui est autre que soi, l’altérité, en refusant de se fier à nos facultés ? Prônez-vous une forme d’auto-divinisation du soi ? Personnellement, je prône une valeur chrétienne qui est le souci de l’autre, qui implique de le connaître. Bien sûr que je juge Dieu, sinon comment pourrais-je dire qu’il est bon ? Refusez-vous de dire que Dieu est bon pour ne pas avoir à le juger (et pour le juger adéquatement, à le connaître) ?

    Vous dîtes : « Au regard de son salut, cet homme peut donc fort bien confesser le christ et être maudit, tout comme dans les évangiles nous voyons des esprits bestiaux le confesser et se perdre d’autant plus ! »

    Vous avez tord. Confesser c’est dire ce que l’on pense, avouer nos secrets. Par conséquent, aucun esprit mauvais ne peut confesser que Christ est son seigneur. Car s’il est son seigneur, cela veut dire qu’il lui est soumis, ce qui n’est pas le cas. Dire cela serait mensonger, un esprit mauvais pourrait le dire, mais pas le confesser. C’est pourquoi il est impossible (car logiquement contradictoire) qu’un esprit mauvais confesse que le Christ est son seigneur. Dieu est amour, tout homme qui le confesse sera sauvé.

    Vous dîtes : « La conviction intellectuelle n’est pas l’inspiration de l’Esprit, elles sont l’une et l’autre autant séparées que le sont le limité de la réalité et l’illimité du monde-à-venir. »

    La conviction intellectuelle n’est pas l’inspiration de l’Esprit. Vous avez raison, car toute conviction intellectuelle n’est pas inspirée par l’Esprit. En revanche, vous faites un sophisme en déduisant que l’inspiration de l’Esprit ne produit pas une conviction intellectuelle. S’il est faux que les animaux sont tous des chiens, car certains animaux ne sont pas des chiens, en revanche tous les chiens sont des animaux ! Lorsque Moïse entendait la voix de Dieu, il avait une conviction intellectuelle relative à ce qu’il a entendu. Sans l’intelligence, il n’y a pas d’inspiration, car ce que l’inspiration inspire, c’est l’intelligence. En niant l’intelligence, vous niez l’inspiration. Je ne sais pas d’ou vous vient l’idée que la raison et l’inspiration sont distinctes, différentes en termes de degrés. Assurément, cette idée est fausse. Les enfants ont certaines idées, qu’ils corrigent lorsqu’ils deviennent adultes. Les idées changent, les paradigmes se complexifient, mais la raison reste. Le principe de non-contradiction reste un principe subsistant entre l’enfance et l’âge adulte. Si tout changeait, il n’y aurait aucune progression, mais remplacement pur et dur d’une réalité par une autre qui lui serait étrangère. Et ce n’est pas le cas. Ce n’est pas non plus le cas en ce qui concerne la résurrection. Notre raison restera identique, mais nos idées seront plus riches, plus nombreuses et plus justes, ainsi que nos paradigmes. Vous prônez le remplacement de l’homme (et donc sa suppression), je prône son accomplissement.

    Vous dîtes : « Il s’avère que tous les hommes croient en Dieu. Ne le saviez-vous pas ? C’est-à-dire que tous les hommes croient en l’existence d’une vérité dernière. L’athéisme est une croyance en une vérité dernière, par exemple. Son dogme raisonnable et rationnel le l’évolution positive des êtres est en vérité un Dieu conduisant l’homme à sa perfection. Même les agnostiques croient avec ratio en une vérité dernière. S’ils affirment que cette vérité est inconnaissable, ils élèvent en fait ce dieu sous le nom de mystère insondable. Et si en outre ils établissent, toujours par la logique, que l’existence est un non-sens, ils déclarent de nouveau une vérité dernière, cette fois hautement insensée — ce qui leur laisse tout loisir pour ne pas s’en préoccuper. »

    Vous savez parfaitement que des hommes ne croient pas en Dieu. Vous savez parfaitement que votre définition de Dieu est volontairement vidée de sa substance. Soyez sérieux. Dieu est un être doué de perfections métaphysiques (absolu, infini, transcendant, éternel, omnipotent, etc.) et morales (personnel, omniscient, omnibénévolant, etc.). En aucun cas une simple «idée» ou «finalité» ne peuvent correspondre à cette définition. L’évolution, qui est un concept scientifique visant à expliquer certains phénomènes, ne correspond en aucun cas à un être personnel (du moins jusqu’à preuve du contraire).

    Vous dîtes : « Qu’est-ce qui compte en fait ? C’est non pas de savoir que Dieu existe, de savoir qu’une vérité dernière dirige le monde ; cela ne sert qu’à conduire l’homme vers le stade de la conscience, c’est-à-dire vers celui d’animal intelligent. C’est le mot de Heiner Müller : «La plus grande chute est celle qu’on fait du haut de l’innocence.» Car l’enfant est d’abord mis sous l’administration et le tutorat de la raison ; celle-ci doit lui permettre de prendre conscience de son état désespéré. En effet, la raison le brise tandis qu’il se découvre incapable de pouvoir se sauver par les œuvres avec ses raisons « lumineuses ». Il est donc d’abord livré à sa propre justice, ce que Luther appelait « les têtes de la bête de la raison, la source de tous les maux ». »

    Celui qui prétendrait se sauver par la raison ne serait pas rationaliste, de même que l’homme se noyant ne serait pas rationaliste, s’il refusait une bouée en lui préférant le calcul. Vous parlez d’une caricature. Le rationaliste sait qu’il est rationnel de se fier à une bouée s’il risque de se noyer. Ce n’est pas parce qu’il se fie à sa raison qu’il refusera une bouée et n’acceptera que la réflexion. Revenons au fondement : qu’est-ce que le salut ? C’est vivre dans l’amour de Dieu (ce qui implique l’alliance et l’union à Dieu). Le rationaliste reconnaît que Dieu n’est pas le fruit de sa raison, puisqu’il reconnaît que Dieu est réel, ce n’est pas une chimère. Il ne fait que découvrir par la raison que Dieu est réel. Dans ce cas de figure, le rationaliste se confie en Dieu pour son salut. Enfin, je le rappelle, la raison est en Dieu et est de Dieu, quiconque la conspue conspue Dieu lui-même.

    Vous dîtes : « Que fera-t-il ? Il cherchera à sortir, à faire l’exode des limites raisonnables pour chercher un dieu déraisonnable et illimité. Il cherchera le salut hors de lui, hors de la nature, hors de la terre, hors de la conviction intellectuelle — quêtant un don absolument gratuit venu d’un lieu inconnu : le lieu de Dieu. C’est ainsi que l’homme, partant de l’innocence, tente d’abord de la préserver par la raison, par ses œuvres et par sa bonne volonté, puis finalement, il est conduit à la chute. Il tombe dans la culpabilité infligée par cette même raison. Celle-ci, impuissante à cause de la faiblesse de notre chair disait Paul, finit toujours par nous trahir… et à se trahir elle-même dans son intention première. La raison n’est pas à la hauteur de notre volonté, laquelle est parfumée d’infini, c’est-à-dire de la liberté divine. »

    Je croyais que nous parlions d’un rationaliste. Pourquoi irait-il chercher un Dieu hors des limites de la raison ? Au contraire, il ne ferait jamais cela. Lorsque j’entends un homme dire quelque chose de contradictoire ou absurde et s’en vanter, je le considère comme possédé par un démon. Celui qui adore un Dieu irrationnel n’adore en réalité rien (l’absurde ne renvoie à rien) et est fou (il disqualifie ses propres facultés).

    Vous dîtes : « C’est ainsi que cet homme atteindra peut-être la foi. La foi, c’est le gond de la porte ouvrant vers la puissance. Ou encore c’est la poignée ouvrant la porte du royaume des cieux, car cette porte est sans poignée à l’extérieur, seulement à l’intérieur, du côté du christ, aussi s’en saisit-on par la foi seule. La foi, c’est donc les prémices de la puissance à venir, celle qui sera lors de la résurrection et que nous ne connaissons ici que dans l’incognito, « dans les ténèbres de la foi » disait ailleurs Luther. Mais qu’est-ce que la puissance ? C’est se tenir auprès de Dieu. C’est ressusciter dans un corps libéré de la corruption, et ayant revêtu l’incorruptibilité. C’est aussi, ici et maintenant, le connaître en esprit et en vérité, non plus par l’intelligence. C’est le connaître en tant que Celui qui se tient par delà la raison. C’est tendre et espérer de Dieu cet infini des possibles. Cet infini qui ne demande plus rien au raisonnable. Cette liberté qui commande aux raisons de manière arbitraire aux yeux de la logique : « Que ma volonté tienne lieu de raison » dit Dieu ; « même si 2 et 2 doivent faire 5. » »

    … Dès lors que vous abandonnez les règles fondamentales de la raison, vous ne dites plus rien de sensé et vous offensez Dieu. Le plus affligeant est que vous ne vous comprenez même pas, lorsque vous dites que Dieu peut faire que 2 + 2 = 5 (puisque vous reniez les règles de la logique qui fondent la compréhension).

    Vous dîtes : « De fait, ce qui compte, c’est de connaître Dieu, de savoir qui il est. Or, le connaître, ce n’est pas naître à la conscience raisonnable, c’est au contraire y mourir après y être parvenu. C’est cela en réalité la nouvelle naissance. C’est briser cette matrice de la raison dans laquelle nous sommes tombés. Cette matrice, c’est l’exil initial de l’Éden, c’est ce passage de l’innocence vers la Loi, de notre inconscience vers notre culpabilité, établie, gravée sur les pierres de la logique. »

    Je ne vois là que poésie. Parlons-nous sur le même registre ?

    Vous dîtes : « Le seul fait simple et logique, ce fait, dit Paul, par lequel la nature prouve l’existence de Dieu : ce fait n’excusera personne et ne sauvera personne. Au contraire, il plaide contre nous ! Être convaincu que Dieu existe n’est pas une nouvelle naissance, ce n’est que l’évolution naturelle nous conduisant à l’impasse, là où nous attend la foi seule ; l’instant de la grande lutte contre les évidences visibles dont la foi ne se nourrit pas. Le croyant raisonnable se tient à genoux, aux pieds d’un Créateur super-raisonnable dont il se trouve indigne de contempler la face. Mais l’homme de foi pose sa tête sur le sein d’un Créateur devenu Père ; au moment même, précisément, où l’animal intelligent, l’Adam, est devenu un fils de l’homme. Un Père dont la déraison est une puissance. Là seulement sont possibles l’amour et la liberté. Il n’y a pas de liberté et d’amour dans le commandement de la raison ; il n’y a que de la crainte. Plus encore, le commandement d’aimer n’en est pas un ! Celui qui aime, c’est celui qui a vaincu le commandement, précisément, celui qui a vaincu la raison, et son épée : la mort. Celui-là est une nouvelle créature, il n’obéit pas au commandement d’aimer — il aime « naturellement », parce qu’il n’obéit plus, parce qu’il est sans pression, parce que « rien ne lui est impossible. Parce qu’il vit par la foi seule. Parce qu’il est tel le Fils. »

    Je ne vois là que poésie. Je m’avoue incompétent en la matière, il m’est difficile de juger votre discours. Si je laisse de côté la question du sens, il est toutefois très esthétique.

    Vous dîtes : « Vos propos ont des siècles de retard Monsieur. Ce n’est que la bonne vieille scolastique. Celle-ci débuta au Moyen Âge, et à cause d’elle la communion avec le christ devant de l’écolage à la baguette (schola), puis se transforma enfin en de la communauté de masse, grégaire, là où l’homme, en masse compacte, se tient devant un dieu surpuissant, monstrueux, autant psychopathe que l’est la raison. »

    Vous parlez de la scolastique comme d’une réalité une, alors qu’elle est pluriel. Vous semblez totalement l’ignorer. Avez-vous au moins lu des auteurs scolastiques ? Ensuite, je réduisez le rationalisme à la scolastique. Mais il n’est pas certains que l’on puisse ranger Descartes et Leibniz dans ces catégories, bien qu’ils s’en inspirent. Aujourd’hui, en France, il est vrai que le rationalisme a été enterré, mais heureusement ce n’est pas le cas partout, notamment dans les pays anglo-saxons.

  6. tromken dit:

    « Je ne vois là que de la poésie » dites-vous, même deux fois, confessant encore que vous êtes « incompétent en la matière » et que vous ne « pouvez juger mon discours », étant obligé de « laisser le sens de côté ». Ce qui doit se traduire de la manière suivante, en étant synthétique : « Vous êtes fou monsieur, et même si je reconnais que votre folie est esthétique, vous êtes fou et je ne peux vous suivre dans votre folie. »
    ·
    C’est ce « je ne vois là que de la poésie » qui m’a finalement stoppé à vous répondre scrupuleusement. J’avais en effet commencé à allonger mon texte avec plus de détails, mettant vos anomalies de raisonnement en avant ; puis je me suis stoppé. Ainsi, je juge plus édifiant pour vous de ne pas vous communiquer, au point où vous en êtes, ces quelques réflexions. Elles serviront ailleurs, auprès de ceux que la poésie et la folie n’effrayent pas, étant portés sur les ailes de la « foi seule ». Car si le disciple de dieu est raisonnable, l’ami de dieu ne l’est déjà plus. C’est pourquoi il porte le nom d’ami. En effet, il est un temps pour entendre le : « Toi, suis-moi » du disciple, c’est-à-dire : « Reste derrière moi ; aie de moi une connaissance visible et tangible » ; et un autre temps pour oser entendre le : « Je t’envoie, va au-devant, vas vers toi, sans plus me voir. On te prendra pour un fou lorsque tu confesseras mon nom dans l’incognito et sans pouvoir me prouver, mais toi, tu sauras que tu es désormais l’ami qui entend — de l’intérieur — la voix de son ami. Mûr et suffisamment adulte tu n’auras plus besoin de m’entendre de l’extérieur, de me suivre de visu. En ce jour, “je ne t’appellerai plus serviteur, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je t’appellerai ami, parce que je te ferai connaître le Père.” »
    ·
    Bref, ce bon vieux « je ne vois là que de la poésie » ne m’outrage pas pour autant. Il est vieux comme le monde, et on voit déjà Platon bannir les poètes de la cité, du collectif donc. Tout comme son maître Socrate qui bannissait Protagoras avec son : « l’homme est à la mesure de toutes choses ». Bien que Protagoras aimait la raison, il plaçait l’homme au-dessus d’elle et cette seule pensée était blasphématoire aux yeux des philosophes grecs. De fait, dira Chestov, « Socrate savait qu’il n’était possible de vaincre Protagoras qu’en le tuant spirituellement. » De même fit Celse, pour citer un dernier exemple, qui affirmait que « la foi qui prétendait insolemment se passer de la justification de la raison… cela était un péché contre l’Esprit Saint. »
    ·
    Je ne suivrai donc pas leurs exemples. Vous confessez le christ, je resterai simple et n’ai nulle envie de vous déclarer anathème, j’accepte de voir en vous une certaine fraternité, et je veux croire que votre approche du christ vient de lui — qu’il vous appelle. Si je parle d’une « certaine fraternité » c’est parce que vous ne semblez pas encore avoir été criblé, restant aujourd’hui dans l’illusion de l’enfance selon moi, dans ces rêves que les évidences nous construisent — tels des miroirs aux alouettes.
    Les kabbalistes, chez qui il y a beaucoup à laisser et peu à prendre, considèrent toutefois, et à juste titre, que « le cantique des cantiques » est le livre le plus inspiré de l’AT. Or, si aujourd’hui un frère prophétisait ainsi aux chrétiens, si, telle la fille noire de Jérusalem il disait au christ : « Fuis, mon bien-aimé, cache-toi d’eux et trompe-les pour mieux les sauver » — je n’ai aucun doute qu’on ferait de cet homme un fou irréligieux, et qu’on le bannirait de la communauté pour préserver la cohérence du conglomérat assemblé. De même que si aujourd’hui Isaïe entrait dans une église pour prophétisait ainsi : « Je vais obscurcir vos yeux et boucher vos oreilles pour que vous ne puissiez me reconnaître », on le lapiderait aussi sous les coups de l’argument raisonnable, faisant de lui un poète ou un cas psychologiquement déséquilibré.
    ·
    Eh quoi ! « prôner une valeur chrétienne qui est le souci de l’autre et qui implique de le connaître » dites-vous. C’est là, certainement, et sans vouloir vous offenser, l’argument de la raison le plus lâche, le plus ridicule et le plus dangereux. C’est un mépris de l’autre — précisément. L’autre, cet athée qu’il me faut aimer, il n’a nul besoin de connaître dieu pour connaître le bien contre le mal. Lui ôter cela, c’est de l’arrogance spirituelle. Il peut tout aussi bien que moi, et parfois même mieux, avoir soucis de l’autre et faire de bonnes œuvres. Ce qu’il fait, lui aussi, abondamment.
    ·
    Vous me demandez si je refuserai de dire que dieu est bon. Non seulement je refuse de le dire, mais je nie que dieu soit bon ! J’ai cessé d’asseoir dieu aux pieds de l’arbre du bien et du mal. Il y a fort longtemps que j’ai compris que le bien et le mal sont issus de la même racine. Or, Dieu est séparé d’une telle racine, car c’est auprès de l’arbre de vie qu’on le trouve ! De fait, faut-il clamer, crier et même hurler de toute son âme que dieu ne se cherche pas dans le bien, mais au-delà du bien ! Connaître dieu au-delà du bien, c’est le connaître en reposant sa tête sur sa poitrine, comme un fils avec son père. Mais le connaître dans le bien, ce n’est que le connaître auprès de la torah, supportant les tables lourdes et rigides de sa pierre menaçante — là, aux pieds fumant et tremblant d’une montagne terrible. Là où l’accès au divin n’est vécu que de loin, dans la crainte religieuse, dans la recherche continuelle d’œuvres pour plaire à une divinité prônant le dualisme. Le christ brise le dualisme, il brise le bien et le mal. Il pardonne le mal contre les évidences, rachetant des prostitués avant des pasteurs et des évêques, faisant encore tourner en malédiction les bénédictions des « justes » qui prônent leur propre justice venue de l’arbre puritain de la mort. Détruisant le temple pour le rebâtir en 3 jours ; faisant de l’homme le temple, de l’homme « la mesure de toutes choses ».
    ·
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    Bref, j’ai moi aussi marché la tête haute durant des années, tel un prince, sûr de mon propos et plein d’un zèle qu’on ne pouvait stopper. Lorsqu’à 23 ans j’ai été délivré de mes addictions à main forte et à bras étendu, je me suis consacré corps et âme au christ. Trouvant la dîme financière trop légère, je décidais de donner la dîme de mon temps en culte personnel. Aussi je pris la décision de passer 3 heures par jour dans cette activité intime, si bien qu’en trois années j’étais plus avancé que certains frères de mon assemblée évangélique après 20 ans. J’évangélisais à outrance, portant un certain fruit, amenant même mes parents au baptême (mon père était enseignant et pur athée), et conduisant ma seule grand-mère à la conversion par l’entremise d’un pasteur où elle vivait dans le sud. Puis je me mariais avec une sœur dont la mère et le frère étaient très actifs dans l’église. Deux fils nous naissant, je me rappelle encore aujourd’hui le noël durant lequel, autour de notre table, se trouvaient 4 générations confessant le christ alors que 5 années auparavant tous le reniaient. C’était la gloire, et j’étais un prince.
    ·
    Mais il y avait un hic à tout cela. Et cette « bonne » pierre d’achoppement, c’était mon honnêteté ! Je ne vous parle pas de « sincérité » mais d’« honnêteté ». Car j’ai vu que vous confondiez sans discernement l’un et l’autre dans votre propos, de même que vous confondez gravement dès le début « la création et l’engendrement ». En effet, avec la sincérité seule, j’aurai réussi, j’aurai eu la reconnaissance et le prestige que je supposais que la foi devait m’apporter légitimement, suite à tous mes efforts. Je serais dès lors devenu un hypocrite de plus dans le monde religieux. Mais il me semble que dieu m’appelait en vérité et en esprit, aussi m’a-t-il fait briser par ma propre honnêteté. En effet, je cherchais vraiment dieu et je voulais réellement le connaître, je creusais avec honnêteté dit la parabole (luc 8). Mais je ne savais pas alors combien cette recherche conduit à sacrifier.
    ·
    Ho, je ne vous parle pas du tout ici de délires mystiques, mais de choses bien plus simples. Je crois que dieu, à cette époque, lança du haut des cieux ce propos qu’on retrouve dans le talmud : « Que dans le chemin où il veut aller on le fasse aller. » Ainsi me fit-on aller dans ma recherche honnête de dieu. On me donna ce que je voulais ! Ainsi, petit à petit, pas après pas, j’ai tout perdu… et trouvé mille fois plus. J’ai perdu mes frères, mes parents, ma femme et mon assise financière… entre autres. Petit à petit je me suis retrouvé sur un tas de fumier, contestant avec dieu et contre de faux consolateurs. Dieu me brisa les oreilles et arracha la glu de mes yeux ; de manière indolore, et pas après pas. Et alors que, têtu et le coup raide, je n’arrivais pas à céder ma chère logique au sacrifice, dieu parvint, je ne sais par quelle minutieuse pédagogie paternelle, à conserver la passion que j’avais à son propos, sans que je perde la raison, mais tout en dépassant cette maudite qui me voulait arracher les ailes avec ses diableries de ruses. C’est de là que j’appris enfin à lire. Puis je découvris les Job modernes, ce monde qu’on m’avait caché au nom de l’ekklésia, ce monde de la croix et du tombeau vide, là où nul ne peut être inspiré du Père s’il n’a un jour lutté contre l’ange, s’il n’a eu le coup ou la hanche brisée, et s’il n’a appris que les plus belles fleurs aiment le fumier. Car ce n’est pas que la fleur compte, niet, mais son odeur s’envole auprès de dieu. Car nous aussi nous serons un jour des esprits vivifiants disait Paul, c’est-à-dire que nous connaîtrons en esprit. Soit donc, nous connaîtrons au-delà des évidences, au-delà de la raison et des sens, jouissant d’un amour les uns pour les autres qu’aucune de ces facultés charnelles ici-bas ne peut concevoir. C’est pourquoi Paul parlait de « propos ineffables », aussi était-il mal compris, tant on disait qu’il était, soit difficile à comprendre, soit qu’il déraisonnait, étant devenu fou. Platon l’aurait aussi banni de la cité avec les poètes. Quelque siècles plus tard, la savante science usa d’un tour machiavélique avec sa voix de miel : elle gagna à sa cause le christianisme et l’église inventa la scolastique pour régner avec les rois… Vous êtes, hélas, l’un parmi ces mille héritiers de l’Athènes européen.
    ·
    Je ne vous souhaite donc que la scandaleuse folie du christ mon cher ; cette « poiesis » dont vous aurez à gagner à en chercher l’étymologie grecque. Elle sera bien plus précieuse aux yeux de dieu que l’arrogante philosophie de la raison. Vous serez alors un vase d’honneur pour le christ. Mais saurez-vous supporter que votre vase charnelle, que votre intelligence et vos sens soient brisés ? Saurez-vous dire avec le prophète : « Ni par la puissance des convictions, ni par la force des facultés terrestres, ni par la preuve, mais par mon esprit. » Si vous êtes un bien-aimé, dieu vous donnera la force d’un tel chemin et de supporter ce brisement salutaire de la croix.
    ·
    bien à vous

  7. criticalstorm dit:

    Je pense que vous connaissez le dieu qui se révèle par la nature, et ne voyez que le dieu créateur dans votre démarche. Cette attitude qui consiste à raisonner avec Dieu, l’expliquer par la raison et pourquoi même ne pas lui imposer nos vues.

    Lorsque vous utilisez le verset, pour rétorquer à tromken, « Celui qui voudra donc sauver sa vie la perdra », je pense que vous inversez l’ordre des choses. Laissez moi vous éclaircir sur mon point de vue. Tout d’abord, il ne dit pas cela à des personnes qui ont déjà obtenu le salut; donc, de ce fait « Celui qui voudra donc sauver sa vie (par les oeuvres de la loi ou la raison issu de notre nature charnelle et toute naturelle) la perdra » (et c’est bien votre cas, puisque votre interprétation de ce verset traduit votre condition).

    De plus, j’ajouterai qu’il ne faut pas s’étonner de ce que, du sujet du salut, il en soit autant parlé. N’est-il pas l’objet principal de toute la bible? Dieu ne voyait-il pas et n’avait-il pas en vue d’envoyer un sauveur dès les premières pages de la Genèse?

    Si vous retirez le salut à la bible, vous lui retirez sa substance même; et devrais-je dire plutôt, si vous retirez de la bouche de Dieu ou de son intention le but de sauver les hommes, vous lui retirez son amour même. Et à ce moment-là, que nous reste t-il ?

    Lorsque vous dites que: « Comment connaissez-vous ces personnes ? N’est-ce pas par l’intermédiaire de vos sens ? ». Je vous répondrai que les sens sont trompeurs. La venue de Christ dans le monde a été pour briser les lois naturelles, tout ce qui se dresse contre l’homme à commencer par sa raison et sa logique d’une conception de Dieu erronée, car de par ses propres envies et pulsions naturelles entachées par le péché.

    Vous dites, « Il existe deux facultés de connaissance : la raison et la sensibilité. ». Je suis surpris que vous n’ayez pas dit la foi, quoi que.

    Vous dites « Dites-vous donc que l’ouïe est un intermédiaire, une sorte de pape, entre le prophète et Dieu ? ». Nos sens nous pousse vers l’idolâtrie en effet, car c’est par l’intermédiaire de nos sens que nous nous imaginons un dieu qui n’est pas la réalité de ce qu’il est.

    Lorsque vous dites: « Une telle chose, je dois bien l’avouer, n’a aucun sens. », je dois avouer que vous me faites un peu rire. Dites-moi si le sacrifice de Christ pour le rachat de l’humanité à un moindre sens? N’est-il pas un scandale? Doit-il être logique et accessible à nos consciences?

    Vous dites: « Vous prônez le remplacement de l’homme (et donc sa suppression), je prône son accomplissement ». Dieu supprime l’être charnel au profit du nouveau. N’est-il pas écrit que si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature et que les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles? Dieu a procédé à un remplacement d’alliance, pour une nouvelle. Le sacrifice de Christ qu’il a permis est la fin de la chair, « la chair et le sang n’hériterons pas du royaume de Dieu ».

    Vous dites, « qu’est-ce que le salut ? C’est vivre dans l’amour de Dieu (ce qui implique l’alliance et l’union à Dieu) ». C’est le sens même du salut, Dieu a tant aimé le monde qu’il a envoyé son fils mourir sur une croix.

  8. Masson Alexis dit:

    Pourriez-vous définir ce que vous entendez par « raison », car je ne suis pas certain que nous entendions la même chose ?

  9. JMH dit:

    Bonjour Monsieur Masson, à toutes et tous,
    Je voulais dire Félicitation pour ce merveilleux site qui nous porte à réflexion et me confirme encore un peu plus dans mes certitudes et ma confiance en Dieu.
    En résumé très simple, Dieu est Amour, Foi et Espérance. Si je veux connaître Dieu, il faut que j’aime du mieux que je peux (Amour), il faut que j’ai confiance en lui comme nous l’a montré Job (Foi) et je dois m’encourager également dans ma démarche(Espérance). Voilà pour moi notre Parent à toutes et tous qui est un Dieu Trinitaire. Mais je pense que Dieu ne se limite pas. Je pense qu’il y a Dieu et également DIEU. Dieu à l’origine se suffit à lui-même, il n’a besoin de rien, il nous a donné la Vie sous différentes forme, il nous aime et nous a déjà pardonné. Notre Dieu un donc un Être unique avec 3 personnes (Amour, Foi et Espérance). C’est le coeur de la Vie en général. Sans lui, personne n’existerait, Lucifer a donc pour moi déjà perdu car si c’est lui qui venait à gagner toutes les existences que nous puissions imaginer n’existerait plus. Je pense que les autres religions nous montre également une autre facette de Dieu, c’elle de DIEU.
    Je ne sais pas comment est le monde spirituelle, mais je pense que Dieu nous aime tous que l’on soit des personnes bien ou des meurtriers. Ce que notre Parent désire, c’est de nous voir tous rassemblés auprès d’eux. A partir du moment que notre vie a été correct, que nous avons aimer et fait du bien à d’autres personnes, je penses que nous rejoignons Dieu notre Parents en DIEU. C’est ce que nous appelons en général le Paradis. Notre Âme qui a mémorisé toute notre vie accepte alors l’Amour de Dieu notre Parent. Si maintenant notre vie a été consacrée essentiellement à la violence avers des autres personnes, je pense alors que notre Âme ne sait pas accepter l’Amour de Dieu notre Parent qui nous a déjà pardonné pour nos actes mauvais et ainsi nous souffrons. Cependant, vu que Dieu notre Parent est tellement charitable et qu’il/elle ne désire pas notre perte, Dieu alors nous donne la possiblité de recommencer à nouveau et d’essayer de se racheter dans une nouvelle vie. Beaucoup me diront, qu’elle divagation, mais c’est pour cela que je crois au Christianisme mais également à la possiblité que par exemple le Boudhisme ou l’Indouïsme ont une part de véritée également en elle. :-), Là où des personnes vois une incompatibilité, moi je vois une association. Je crois à la réincarnation des Boudhiste et des Indouïstes afin de pouvoir se racheter ou s’améliorer (il y a des démonstrations qui ont été faites) et je crois également à notre résurrection à tous qui est pour moi notre union à DIEU. :-) J’ai une foi peut-être particulière et compliquée pour laquelle beaucoup pense ou penseront que je suis peut-être en l’erreur, mais ma foi me permet d’accepter beaucoup de chose. Elle me permet également de me réconforter intérieurement par le fait que si mon Âme venait à ne pas arriver à accepter l’Amour de Dieu notre Parent, par le fait que j’aurais commis une faute très grave, que je pourrai quand même après éventuellement plusieurs réincarnations avoir ma part à la résurection en étant unis également à Dieu. Les Cathares étaient des Chrétiens qui croyaient également à la réincarnation des personnes « impures ». Je me dis donc que si pour nous il y a des choses qui sont impossible, pour Dieu, rien ne l’est. Il y a peine 1 siècle, tout le monde aurait dit que c’était insensé de penser que l’homme voyagerait dans l’espace hors à l’heure actuelle cela est possible. A nous d’en déduire … :-)
    Que Dieu vous bénisse toutes et tous :-)
    Bien à vous

  10. Girardi Romain dit:

    Permettez moi de vous répondre « JMH », il semblerait que vous prônez un syncrétisme qui est à la fois surprenant et vain. Vous nous offrez une belle succession de « je crois » qui finalement n’a d’origine et de finalité qu’en vous même. Il ne suffit pas de croire car une question s’impose de suite à quoi croirais-je ? A cette question vous répondez fièrement à ce que j’ai choisis de croire. Ainsi vous pouvez à l’image d’un New Age inquiétant jouer au loto de votre bon plaisir concernant des vérités fondamentales qui non seulement ne se démontrent pas par la raison mais qui dans votre cas semblent uniquement provenir d’une morale entièrement sujette à votre subjectivité. Croyez le ou non je peux m’acharnez à démontrer à l’instar des naturalistes modernes la non-existence de Dieu par l’observation empiriste du réel et pourtant je me trouverais dans l’erreur. Ne vous y méprenez pas ma vie appartient au Christ ce que j’avance ici n’est pas tant différend de ce que tromken nous criait dans un élan de désespoir contre le danger de l’arrogance de la philosophie et de la vaine tentative de connaitre Dieu par cette même raison. Dieu est un et il s’est RÉVÉLÉ à l’homme par les Écritures et dans la personne de son fils Jésus Christ. Ce même Dieu ne partage pas sa gloire et il jugera tous ceux qui ne sont pas né d’eau et d’Esprit. Je me trouve désolé de lancer un dernier cri d’avertissement. L’homme ne peut atteindre le divin en lui même. Cependant, « Dieu résiste aux orgueilleux mais il fait grâce aux humbles ». En résumé cher ami permettez de répondre à ceci: « Si je veux connaître Dieu, il faut que j’aime du mieux que je peux (Amour), il faut que j’ai confiance en lui comme nous l’a montré Job (Foi) et je dois m’encourager également dans ma démarche(Espérance). » et vous dire simplement que si vous voulez connaitre Dieu. Il faut vous reniez, prendre conscience de vos péchés, et demander la souveraine grâce de Dieu au nom de Christ qui est mort pour que « quiconque croit en lui ne périsse point mais qu’il ai la vie éternelle ». La repentance, le brisement, un cœur contrit et sincère. Approchez vous de Dieu par la repentance et il s’approchera de vous dans son amour. Ce n’est pas et ce ne sera jamais l’homme qui s’élèvera jusqu’à Dieu par le pouvoir de son intellect mais c’est Dieu, dans l’amour le plus pure qui a choisit la mort, il est venu dans le monde qu’il a crée et a souffert à notre place. Mais il est ressuscité afin que nous vivions par lui si toute fois nous sommes nés de son Esprit.
    Sincères salutations en Christ.

  11. Girardi Romain dit:

    C’est justement par ce que votre foi est réconfortante que vous devriez douter d’elle car elle provient non d’une révélation mais d’un choix arbitraire. Vous nous dites en quelque sorte dans une sorte de pragmatisme philosophique que « ma foi marche alors elle est vrai ». Refusez vous à vous même ne cherchez pas une solution mais acceptez l’impuissance le « non savoir ». Ne faites pas confiance en l’amour du faux Dieu chimérique que vous vous êtes conçus. Car Dieu a déclaré dans sa sagesse et sa colère qu’il jugera les vivants et les morts et tous ceux qui ne sont pas passés par la nouvelle naissance, la conversion seront jugés éternellement sans aucun espoir possible, loin de la présence de Dieu.

  12. Hugo dit:

    Bonjour Alexis,

    Voilà, je me présente, je suis un jeune homme de 18 ans en terminale S, qui, à l’âge de 16 ans (été 2012), a reçu une révélation très ressemblante à la vôtre. Athée et méprisant toute religion jusqu’à ce jour, j’utilisais ma perspicacité pour diriger et dominer les autres à l’école, car cela me procurait satisfaction. Ayant bu à toute les coupes et rencontrant Dieu, autrement dit ce que je cherchais sans le savoir depuis toujours, je n’ai cessé d’essayer de démontrer son existence avec ma raison. Mais je n’avais point de connaissance puis mille et une questions me traversaient l’esprit. Amoureux de la philosophie et de la théologie, j’ai eu 19 de moyenne toute mon année de terminale (qui n’est pas terminée d’ailleurs) en philosophie. Néanmoins, la crise est grande : les profs de philo sont irrationnels.

    Je raconte ma vie car je tenais à vous dire merci : vous avez en quelque sorte accompli ce que j’aurais souhaité faire pour les hommes. Dieu a prévu un chemin différent pour moi : après mon bac, je compte faire une année de discernement. Si cela se révèle positif je rentrerai au séminaire.

    Je vous le demande, ne vous arrêtez jamais. C’est essentiel pour le christianisme aujourd’hui, même si ce sont nos gestes d’amour pleins de grâces qui convertiront un athée, et non nos réflexions, puisque vous le savez, vous qui l’avez été tout comme moi : un athée n’écoute pas. Il lui faut une Parole pénétrante au plus profond de son cœur ou un geste digne du Christ.

    Fraternellement, Hugo.
    Ps : Que faîtes-vous aujourd’hui ? Que préparez-vous ? Votre dernière vidéo date de janvier 2013.

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Qu’est-ce que la philosophie analytique de la religion ? La philosophie est l’étude des questions fondamentales. La philosophie analytique est une méthode en philosophie qui insiste sur l’analyse logique des thèses et des arguments. La philosophie analytique de la religion est une branche de la philosophie analytique. Elle traite de l’existence de Dieu, du problème du mal, de la valeur de l’expérience religieuse, et même des doctrines chrétiennes spécifiques telles que la Trinité, l’Incarnation et l’Expiation. Qu’est-ce que l’apologétique ? L’apologétique est la défense rationnelle de la foi. Elle traite de l’existence de Dieu, du problème du mal, de la crédibilité de la révélation, de l’existence et de la résurrection du Christ. L’apologétique peut être négative ou positive. L’apologétique négative consiste à réfuter les objections contre le christianisme. L’apologétique positive consiste à apporter des arguments en faveur du christianisme.