La liberté humaine face à Dieu

La liberté humaine face à Dieu

« Aujourd’hui nous abordons la question de la liberté de l’homme face à Dieu. Alors, tout d’abord, qu’est-ce que la liberté ? »

Alexis : « La notion de liberté se comprend relativement à celle de contrainte. On pourrait penser qu’il y a une opposition stricte entre ces deux notions, mais en réalité leur relation est plus complexe. A la fin d’un repas, on me donne le choix entre un café ou un thé. Je suis libre, dans la mesure où je peux choisir entre le café, le thé, ou encore ne rien prendre. Néanmoins, je suis également contraint : d’une part, la maîtresse de maison exige de moi une réponse, d’autre part je n’ai le choix qu’entre du café ou du thé seulement, il n’y a pas d’autre alternative. D’une manière générale, nous sommes libres dans la mesure où nous pouvons faire un choix dans un certain cadre de contrainte. Mais ce cadre de contrainte est ce qui permet la liberté : si la maîtresse de maison ne m’avait pas proposé un choix à faire, je ne pourrais pas le faire. On ne peut donc pas strictement opposer la liberté et la contrainte. Néanmoins, il va de soi qu’il n’y a plus de liberté lorsque la contrainte n’offre plus de choix : Si la maîtresse de maison ajoute dans mon assiette une portion de son plat, en me disant : « vous n’êtes pas très gros, prenez en donc encore un peu », je ne suis plus libre. »

« Si l’on en revient au thème précis de la liberté de l’homme face à Dieu, dans la mesure où Dieu est tout-puissant, qu’il a créé l’univers et ses lois, qu’il connait à l’avance ce que nous allons faire, il ne semble pas que nous soyons libre… »

Alexis : « On pourrait effectivement se demander si l’on est libre, dans la mesure où Dieu a créé les éléments de l’univers et ses lois, c’est-à-dire que le futur se réalise en fonction de ces mêmes éléments et de ces lois, il n’y a pas de hasard, tout effet est déterminé en fonction de causes précises, on peut donc connaître l’avenir en fonction des connaissances que nous avons des causes, c’est pourquoi Dieu est omniscient. Du même coup, si Dieu a, du fait qu’il est créateur, établi ce que nous allons faire, et du fait qu’il est omniscient, sait déjà ce que nous allons faire, il apparaît que nous ne pouvons pas faire autre chose que ce que Dieu a établi et sait que je vais faire. Ce qui est étrange, c’est que lorsque nous lisons la Bible, il n’apparaît pas de conflit entre le déterminisme universel assumé et la liberté humaine. Rien n’échappe à Dieu et pourtant l’homme est libre. Or nous, nous avons tendance à opposer d’une part le déterminisme et d’autre part la liberté. A mon avis, le problème est le même que celui que nous avons abordé à la question précédente : il n’y a pas d’opposition mais bien une complémentarité entre le déterminisme et la liberté. Lorsque je me retrouve à devoir faire le choix entre le thé et le café, si je fais un choix c’est parce que j’ai des raisons : par exemple, je n’aime pas le thé, ou encore, là je suis un peu fatigué et je préfère prendre du café, je vais donc prendre un café. Mon choix a une cause. S’il n’avait pas de cause, je n’aurais pas pu préférer l’un à l’autre. Mon choix est donc déterminé. Et pourtant je suis libre, car de manière consciente ou non, j’ai fait une délibération en moi et c’est cette délibération qui m’a conduit à choisir le thé plutôt que le café. La liberté présuppose donc le déterminisme, sinon je serais incapable de délibérer, de me porter vers un choix plutôt qu’un autre. Dieu ayant créé l’univers, il a établit les conditions qui faisaient que je préférais à ce moment là le café plutôt que le thé ; quant à moi, j’ai librement choisi, parce que j’ai délibérer en faveur du café plutôt que du thé. Il n’y a donc pas d’opposition entre l’existence de Dieu et la liberté humaine. »

« Pourtant, dans le Christianisme, il y a une doctrine biblique que l’on appelle la prédestination, qui enseigne que les élus ne sont pas sauvé de leur fait, mais parce que Dieu les a choisi avant la Création du monde, c’est-à-dire indépendamment d’eux, c’est pourquoi le salut de Dieu est une grâce… »

Alexis : « Absolument, c’est tout à fait vrai. Dieu, quand il créé l’univers, sait déjà que, d’après les conditions qu’il établi dans ce même univers, aujourd’hui je me retrouve à cet instant précis a préféré le café au thé. Dieu a donc choisi, indépendamment de moi, que j’allais préférer le café au thé. De la même manière, si j’ai foi en Dieu, Dieu a établi avant la Création du monde que j’aurais foi en lui. C’est donc une grâce, car les conditions auraient pu être que je n’ai pas foi en lui ! Pour autant, je suis libre d’avoir foi ou non en Dieu, car c’est moi qui opère cette délibération d’avoir ou non foi en lui. C’est-à-dire que même si Dieu a choisi, néanmoins c’est quand même moi qui le réalise. Lorsque je suis devant le café, ma volonté le veux, je suis donc libre, car j’ai également décliné volontairement l’offre d’un thé. Il en va de même avec la foi : je choisis d’avoir foi en Dieu et je décline l’autre voie qui consiste à le rejeter. »

« La doctrine de la prédestination est donc vraie et ne s’oppose pas à ma liberté, ni donc a ma responsabilité de choisir de suivre ou non Dieu… »

Alexis : « Tout à fait. Il ne faut pas confondre la prédestination et le fatalisme. C’est-à-dire que ce n’est pas parce que Dieu a choisi quelque chose que quoi qu’il se passe, cela arrivera, mais plutôt parce que Dieu a choisi quelque chose, que les conditions y conduiront. Il y  a un exemple assez classique en philosophie, que l’on appelle le sophisme du paresseux : un homme est malade, ou bien il va guérir ou bien il ne va pas guérir, il est donc inutile qu’il appelle le médecin, puisque de toute manière ce qui lui arrivera doit arriver. Or c’est faux, c’est justement parce qu’il appelle le médecin ou non qu’il aura le remède qu’il le guérira. De même, certains chrétiens ont cru que si Dieu nous avait élus, alors nous sommes sauvés quoiqu’il arrive, or c’est faux. Au contraire : Dieu nous a élu, donc il établi les conditions qui nous sauverons, ce qui arrive compte, y compris nos propres choix ! Et dans la mesure où justement je suis libre, je suis donc responsable. »

« L’homme est peut-être libre et responsable, mais Dieu ne l’est-il pas aussi alors, lorsque je choisis le mal par exemple. »

Alexis : « Non, car c’est l’homme qui fait le choix de faire le mal même, alors que Dieu ne fait que faire le choix que je fasse ce choix, mais il ne fait pas ce mal en question. Lorsque nous choisissons nous-mêmes d’avoir des enfants, nous savons qu’ils vont faire des bêtises, je fais donc le choix d’engendrer un être qui fera le choix de faire des bêtises. De quoi suis-je responsable ? Seulement de l’avoir engendré, mais non qu’il fasse des bêtises. De la même manière, Dieu n’est pas responsable, ce n’est pas lui qui fait le mal. Autre exemple : si je construis une calculette et je la programme pour qu’elle puisse réaliser des opérations complexes ; lorsque je fais une opération, qui calcule ? Moi ou la calculette ? Si une équation du dixième degré est résolue par celle-ci en une fraction de seconde, vais-je dire que j’ai résolu moi-même cette équation en une faction de seconde ou que la calculette l’a résolu aussi vite ? Je vais dire que c’est la calculette. De la même manière, même si Dieu choisis que nous choisissions telle ou telle chose, nous opérerons et réalisons tout de même ce choix et nous en sommes donc responsables. »

« Mais si Dieu à choisi ce que nous sommes, sans pour autant être responsable de nos choix, au fond est-ce que l’athée n’est pas condamné à rester athée ? »

Alexis : « Non, nos situations peuvent évoluées. Moi-même, j’étais athée et je suis devenu chrétien. Il y a des raisons à ma conversion et ce sont donc ces raisons qui ont déterminé ma conversion, raisons que Dieu avait établies avant la création du monde. »

« La prédestination au fond ne doit donc rien changer à notre manière de penser ? Un athée peut devenir chrétien selon les circonstances, et dans la mesure où nous y participons, nous actions comptent, en cela nous sommes libres. Au fond donc, prédestination ou pas, cela ne change rien à notre manière d’agir. »

Alexis : « Tout à fait, cela ne change rien. Si certains théologiens, Calvin par exemple, on tellement insisté sur ce point, c’est parce qu’il nous donne l’assurance du salut. Si aujourd’hui j’ai foi, c’est aussi parce que Dieu l’a voulu, et s’il l’a voulu, c’est qu’a priori il a prévu les conditions de mon salut, je n’ai donc pas à m’inquiété pour celui-ci. La prédestination sert davantage à saisir que nous ne sommes pas là par hasard, à saisir notre assurance du salut. »

15 Réponses pour “La liberté humaine face à Dieu”

  1. Ludovic dit:

    Salut Alexis Masson, je vois que tu es très calé dans le domaine de la métaphysique. Toutefois je voulais avoir ton avis une notion qui me questionne depuis ma conversion.

    Tout d’abord, je me questionne énormément sur la notion de justice. Qui je pense peut être intégrée dans celle de l’Amour. D’ailleurs, je me questionne au niveau du salut en terme d’équité. Je trouve assez injuste que des personnes naissent dans des familles chrétiennes où la vérité leur sera inculquée très tôt avec une légitimité. Alors que d’autres individus naitront dans des familles athées ou bien d’autres religions. Ceux-ci en terme d’équité auront une plus grande difficultés à faire cette rencontre personnelle avec Dieu que les précédents.
    La question de base serait: est-ce que tous les hommes sont égaux dans ce fameux « libre arbitre ». ?

    Pour faire encore une petite parenthèse, si je prends une personne née dans une famille musulmane, elle aura intégré des connaissances,(son habitus= terme sociologique de P.Bourdieu) différents que une personne née sur un sol judéo-chrétien.
    Allé parler au musulman de Jésus sauveur, vous verrez tout de suite sa résistance liée d’une part à sa culture.

    Je me demande si on peut imaginer une réponse philosophique concernant l’inégalité de traitement au salut.

  2. Masson Alexis dit:

    Bonsoir Ludovic. Je comprends très bien le problème. Tout d’abord, rappelons que Dieu est rationnellement connaissable (Romains 1.18-21). Nul ne peut être excusé de ne pas le connaître et de ne pas lui rendre l’honneur qui lui est dû. Ensuite, on peut défendre un principe de proportionnalité. Celui qui naît dans une culture chrétienne est plus responsable que celui qui naît dans une culture non-chrétienne. Jésus semble défendre ce type de principe, lorsqu’il affirme que les villes dans lesquels sa parole est annoncée seront plus sévèrement jugées que Sodome et Gomorrhe, car à leur place ces deux villes se seraient repenties (cf. Matthieu 10 et 11). C’est toujours selon ce même principe que Jésus affirme que la pauvre veuve donne plus que les riches, car elle a donnée non ce qui est superflu, mais ce qui est nécessaire (Marc 12.41-44). On peut donc penser que celui qui naît dans une culture chrétienne est favorisé, il est donc aussi plus sévèrement jugé, tandis que celui qui naît dans une culture non-chrétienne est moins favorisée, il est donc jugé avec plus de clémence. Il y a ainsi un certain équilibre proportionnel.

  3. Emmanuel dit:

    Bonjour Alexis.
    J’ai lu quelques uns de vos articles aujourd’hui, impressionné par le chemin que vous avez déjà parcouru et la foi qui vous anime. Je suis personnellement catholique (bien qu’il me reste encore tant de choses à découvrir sur dieu pour l’être entièrement).
    Dans votre raisonnement, une seule chose m’embête ; selon vous, dieu aurait déjà établi tout ce qui nous rend tels que nous sommes. Pourquoi alors aurait-il établi, lui qui nous aime tant (et ce n’est pas là de l’ironie) que certaines personnes soient athées et d’autres non ? Vous dites que nous avons le choix (ce que je crois vraiment), et qu’un athée peut très bien devenir théiste … mais seulement si dieu l’a prévu dans son « plan ». Mais alors qu’en est-il de tous les athées qui ne changent pas, de tous ceux qui s’écartent obstinément de lui ; comment ce fait-ce que le seigneur n’aurait pas prévu pour eux un moyen de le trouver, un moyen d’aller vers lui ? Si c’est lui qui définit entièrement qui nous sommes, alors pourquoi n’a t-il pas décidé que nous choisirions tous (librement !) de l’aimer ? (et je n’entend pas nous forcer à l’aimer).
    J’espère que je suis assez clair …
    Que la vérité nous porte et que le seigneur vous comble de grâces,

    Emmanuel.

  4. Emmanuel dit:

    Comme vous êtes quelqu’un de très prévoyant, j’ai pu lire un de vos autres articles qui parlait très justement de la question que je vous ai posée ; et la réponse m’a convaincu. (Notamment l’exemple de la mère qui, même si elle sait qu’un de ses deux enfants fera du mal aux autres plus tard, ne décidera pas de le tuer pour la simple raison qu’elle l’aime).

    Je suis très heureux d’avoir découvert ce site, merci pour cet appui spirituel bienvenu que vous nous offrez dans ce monde où nous sommes appelés à partager notre foi.

    Que le seigneur vous offre de savoir discerner,

    Emmanuel.

  5. Wilde dit:

    Monsieur Alexis, j’ai aimé la première partie de votre argumentation mais j’avoue que j’ai l’impression que vous n’avez pas abordé l’aspect du hasard. Supposons que j’aime de manière égale le café et le thé et je ne sais pas choisir. Je joue à pile ou face. Mon choix n’est donc plus raisonnable mais bien du hasard. Qu’en pensez vous?

  6. Masson Alexis dit:

    Bonjour Wilde,

    Si j’aime autant le café que le thé, alors je suis incapable de choisir entre l’un et l’autre sur le seul critère de l’appréciation. Mais rien n’empêche de trouver un autre critère déterminant. Vous proposez en effet de jouer à pile ou face. C’est aussi une détermination. Le mouvement de la pièce utilisée sera déterminé par le mouvement de votre main, par sa position vis-à-vis du sol, etc. Il n’y a pas de hasard, les lois de la physique vont déterminer son mouvement. Quant à votre choix, il se déterminera simplement sur un autre critère que l’appréciation: le mouvement d’un pièce. Le hasard signifierait qu’un événement se produise sans cause, ce qui n’est pas le cas ici: votre choix est causé, de même que le mouvement de la pièce.

    Cordialement.

  7. Marjorie dit:

    Quel est le titre de l’article que M. Emmanuel parle dans son deuxième commentaire?

  8. Pascal Ducas dit:

    Je ne crois pas en la prédestination. Certains seraient élus à l’avance par Dieu. À mon avis, c’est une erreur, car comment Dieu pourra-t-il condamner ceux qu’il a déjà choisi de rejeter? Ça ne fait pas de sens. Ce qui fait du sens, c’est que tous sont attirés par l’Amour de Dieu, mais tous n’y répondent pas. De même, la foi peut se perdre si nous cessons de la demander et de la mettre en oeuvre.

  9. Pascal Ducas dit:

    Ne crois-tu pas que Dieu appelle tous les pécheurs? Y aurait-il des gens qui ne soit pas pécheurs, de sorte qu’ils n’aient pas besoin du médecin? Ainsi, seulement les êtres parfaits ne seraient pas des élus de Dieu? Combien y en a-t-il d’êtres humains parfaits sur la Terre? Qui n’a jamais commis de péché? Ainsi, faudrait peut-être penser que tout être humain est appelé à entrer en relation d’Amour avec Dieu et qu’il n’y a pas d’élus (sinon toute l’humanité).

  10. Pascal Ducas dit:

    Les élus sont connus seulement lorsque la campagne électorale pour le Salut est terminée. D’ici-là nous sommes tous des candidats… et prétendre être élu peut être dangereux pour perdre ses élections.

  11. Alexis MASSON dit:

    Bonjour Pascal,

    Dieu ne condamne pas ceux qu’il « aurait choisi de rejeter ». Plutôt, Dieu a choisi de créer tout type de créature, y compris celles qui viendraient à le rejeter. Dès la création, Dieu sait quelles créatures le rejetteront.

    Je ne crois pas que tous soient attirés par l’amour de Dieu, sinon où est la liberté ? Nous tombons dans une conception un peu trop grecque et érotisante de la relation à Dieu. L’amour est d’abord une question de choix, il doit être gratuit et inconditionnel.

    Cordialement,
    Alexis MASSON

  12. Alexis MASSON dit:

    Bonjour Pascal,

    Nous nous sommes peut-être mal compris, car je vous rejoins sur ces points : je pense que tout homme est pécheur, en effet, car nul n’est parfait. Dieu travaille le cœur de chacun pour le salut. Ceux qui répondront seront sauvés.

    Cordialement,
    Alexis MASSON

  13. Alexis MASSON dit:

    Bonjour Pascal,

    Il nous est impossible de savoir qui est élu, effectivement, car il est impossible de connaître avec certitude la foi de chacun. En revanche, en ce qui nous concerne nous-mêmes, nous devrions en être assurés, car, si nous avons foi, l’amour de Dieu nous promet le salut. Comment douter de son salut ? En douter, reviendrait à penser que le salut repose sur des œuvres plutôt que sur la foi.

    Cordialement,
    Alexis MASSON

  14. Pascal Ducas dit:

    La foi sauve, mais les oeuvres témoignent d’une foi vivante. Nos mérites ne servent pas à gagner le ciel, mais ils contribuent à faire connaître le Christ et à participer à son oeuvre. Si je fais des oeuvres, mais que je n’ai pas l’Amour du Christ qui m’anime; j’aurais beau les multiplier, ce ne sont pas elles qui feront en sorte que je serai sauvé. Par contre, ma foi seule qui n’est pas mise en oeuvre ne pourra pas me sauver; puisque le Christ a dit en Matthieu 7,21 : «C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.»

  15. Alexis MASSON dit:

    Bonjour Pascal,

    Vous savez que nous sommes d’accord sur ce point :
    http://www.epistheo.com/le-salut-par-la-foi-ou-les-oeuvres/

    Cordialement,
    Alexis MASSON

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Qu’est-ce que la philosophie analytique de la religion ? La philosophie est l’étude des questions fondamentales. La philosophie analytique est une méthode en philosophie qui insiste sur l’analyse logique des thèses et des arguments. La philosophie analytique de la religion est une branche de la philosophie analytique. Elle traite de l’existence de Dieu, du problème du mal, de la valeur de l’expérience religieuse, et même des doctrines chrétiennes spécifiques telles que la Trinité, l’Incarnation et l’Expiation. Qu’est-ce que l’apologétique ? L’apologétique est la défense rationnelle de la foi. Elle traite de l’existence de Dieu, du problème du mal, de la crédibilité de la révélation, de l’existence et de la résurrection du Christ. L’apologétique peut être négative ou positive. L’apologétique négative consiste à réfuter les objections contre le christianisme. L’apologétique positive consiste à apporter des arguments en faveur du christianisme.