Ni le nom de « Jésus », ni une révélation, ne sont des garanties

Posted on: février 28, 2011
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L'acteur Michael Brea a décapité sa mère au nom de "Jésus".

Le nom de « Jésus » n’est pas une garantie, ni même le fait d’en faire l’« expérience ». Preuve s’il en est ce fait divers : un acteur américain a récemment décapité sa mère au nom de Jésus.

C’était le mardi 23 novembre 2010. L’acteur américain Michael Brea, qui avait joué dans la série « Ugly Betty », dans le film « Sexy-Dance 3 : The Battle », et dans le film « Step up 3D », a décapité sa mère, dans son appartement à New York. Alertée par les voisins, la police est arrivée sur les lieux à 2h20 du matin, découvrant l’homme trentenaire au milieu d’un bain de sang, en pleine crise de folie, une Bible serrée contre lui, et récitant des versets bibliques.

L’homme a expliqué son geste. Tout a commencé la veille, dans l’un de ses rêves. « J’étais en train de dormir dans mon lit. Dieu est venu à mes côtés et a posé ses mains sur moi. Je lui ai demandé : Est-ce que mon heure est arrivée ? Et j’ai entendu une voix dire : Oui Michael, aujourd’hui est ton dernier jour. » Le lendemain, il commence à avoir des maux de tête et à entendre des voix. « Je me sentais comme Néo dans Matrix, je commençais à entendre des voix et à me sentir surpuissant. » Ayant des maux de tête, il téléphone à son père, qui lui conseille ceci : « Vas dans ton lit, fais tes prières et tes maux de tête disparaitront. »

Il rentre alors chez lui, embrasse sa mère, et va dans sa chambre pour faire une sieste. Mais sa mère l’appelle afin de l’aider dans la cuisine. Il voit alors que sa mère a fait cuire trois poulets, et en les voyants, il croit qu’il s’agit de sacrifices pour des rituels occultes. A ce moment là, il affirme avoir vu sa mère changer de voix, et que le démon qui l’habitait s’est manifesté à lui. En la regardant, il voyait le diable en elle. Alors il lui hurle dessus : « Repens-toi ! », « Pécheresse ! », « Est-ce que tu crois en Dieu ? » Sa mère lui répond alors : « Non, Michael, non », puis elle se met en hurler, criant à l’aide. Il lui répond : « Tu n’as jamais accepté Jésus ». La Bible dans une main, un sabre dans l’autre, l’acteur a poursuivi sa mère dans son appartement, en récitant des versets bibliques. « Je ne voulais pas la tuer sur le champ. Je voulais lui laisser le temps de se réconcilier avec Dieu. » Alors il commence par la lacérer. « J’accomplissais l’œuvre de Dieu ». Et enfin, il l’égorge. Alors il chuchote : « Jérusalem, Aaron, Moïse, Jésus a dit lèves toi de ton lit et marche. » A la police, il affirmera : « Je n’ai pas tué ma mère, j’ai tué le démon en elle. » Il a affirmé avoir agit sur ordre de Dieu, car sa mère était possédée par un démon. En apprenant que sa mère était effectivement morte, il s’est contenté de dire : « Qu’il en soit ainsi, c’est l’œuvre de Dieu ». Michael Brea a été interné à l’hôpital psychiatrique de Kings County.

De cette histoire nous pouvons tirer deux leçons : ni le nom de Jésus, ni l’expérience mystique ne sont des conditions nécessaires et suffisantes de vérité. Il est tout à fait possible de vivre quelque chose, une expérience mystique, de l’identifier à Jésus, de proclamer son nom, et d’être totalement dans l’erreur. C’est pourquoi l’Apôtre Paul a donné cette règle : « examinez toute chose » (1 Thessaloniciens 5.21). La raison est supérieure à la révélation, cela ne veut pas dire qu’il faut rejeter toute révélation, mais qu’il faut l’examiner rationnellement. D’après les chrétiens, la foi chrétienne peut être, et doit être rationnelle : « les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, sont visibles dans ses œuvres pour l’intelligence » (Romains 1.20) ; « soyez toujours prêts à rendre raison de l’espérance qui est en vous » (1 Pierre 3.15).

Enfin, le salut ne s’obtient évidemment pas par le fait de croire que Dieu existe et que Jésus-Christ est l’incarnation de Dieu le Fils, ni même en agissant en son nom. « Il ne suffit pas de me dire : Seigneur ! Seigneur ! pour entrer dans le Royaume des cieux ; il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. Beaucoup me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur ! n’est-ce pas en ton nom que nous avons fait beaucoup de choses ? Alors je leur déclarerai : Je ne vous ai jamais connus, écartez-vous de moi. » (Matthieu 7.21-23). La foi n’est pas le fait de croire en l’existence de quelque chose sans preuve, mais d’avoir confiance, d’être engagé et fidèle envers quelqu’un. Tel est le sens du mot hébraïque emunah. Et pour avoir foi en quelqu’un, il faut préalablement savoir qu’il existe et reconnaître sa volonté. Comment peut-on avoir confiance en quelqu’un, si l’on ne connaît pas cette personne, si l’on ne sait pas qu’elle existe ? Si la foi ne pouvait pas être fondée en raison, elle ne serait qu’une illusion ou une idée, semblable à celle du Père Noël.

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