Plantinga : L'argument du Diable

Posted on: août 16, 2011
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Face au problème du mal, Plantinga répond : (1) que la liberté est un bien supérieur, par conséquent (2) Dieu voulait que les créatures soient libres, (3) or la liberté implique la capacité de faire le mal, par conséquent, (4) l’existence de Dieu et celle du mal ne sont pas incompatibles.

Le problème avec la réponse de Plantinga est que l’on entend généralement par « liberté », la liberté humaine, et que la liberté humaine seule ne peut pas expliquer l’importance du mal « naturel » (ou « physique »), c’est-à-dire les maux tels que les ouragans, tsunami et tremblements de terre.

Plantinga émet donc l’hypothèse que les maux naturels sont également le produit d’agents libres, mais qui ne sont pas humains. Il écrit : « Mais une autre et plus traditionnelle ligne de pensée est parcourue par saint Augustin, qui attribue la grande partie du mal que nous observons à Satan, ou à Satan et à sa cohorte. Satan, d’après la doctrine traditionnelle, est un esprit puissant non-humain qui, avec de nombreux autres anges, a été créé longtemps avant que Dieu créé l’homme. Contrairement à la plupart de ses congénères, Satan s’est rebellé contre Dieu et depuis sème autant de ravages qu’il le peut. Le résultat est le mal naturel. Par conséquent, le mal naturel que nous constatons est dû aux actions libres d’esprits non-humains. » (PLANTINGA Alvin, The Nature of Necessity, 1974, p. 192).

L’idée peut sembler ridicule, notamment à une époque où il est déjà difficile d’admettre l’existence de Dieu, admettre l’existence de démons est une tare supplémentaire en défaveur du christianisme. Pourtant, Plantinga répond : « Avons-nous des preuves contre cette idée ? Beaucoup de gens la trouvent ridicule, mais ce n’est guère une preuve contre elle. Les théologiens nous disent parfois que cette idée est contraire à « l’homme évolué » ou « ayant des habitudes de pensées modernes ». Je ne suis pas convaincu qu’il en soit ainsi ; en aucun cas cela ne peut devenir une preuve. Le simple fait qu’une croyance soit impopulaire à l’heure actuelle (ou à un autre moment) est intéressant, sans doute, d’un point de vue sociologique, c’est évidemment pertinent. Probablement y a-t-il des preuves contre cette croyance, mais s’il y en a, je ne les connais pas. » (ibid., p. 195).

Pourtant le philosophe athée Keith M. Parsons a formulé deux critiques à l’encontre du scénario du démon : « Mais comment ne serait-ce que possible ? Qu’est-ce que ce serait de faire quelque chose tel que provoquer des maux naturels ? Les maux naturels sont causés, autant que nous pouvons le dire, par les mêmes lois fondamentales de la nature qui expliquent tous les autres phénomènes naturels. Les séismes sont provoqués par les mêmes processus tectoniques qui produisent les chaînes de montagnes majestueuses ; les agents pathogènes et les parasites ont évolué comme les chatons et les papillons ; les systèmes météorologiques qui apportent les brises légères dans une région sont les mêmes qui apportent les tornades dans une autre. Les causes du mal naturel sont donc intimement impliquées par (et souvent identiques à) les causes de tous les autres phénomènes naturels, de telle sorte que pour causer le mal naturel, il semblerait nécessaire de causer la nature. Mais dans ce cas, que devient la doctrine du Dieu créateur ? Au mieux, il semble que nous ayons une sorte de dualisme qui rappelle le manichéisme – un mouvement hérétique vers la fin de l’Empire Romain qui considérait l’univers comme étant la création de deux principes bon et mauvais éternellement opposés. Si le scénario du démon est donc incohérent avec la doctrine de Dieu comme créateur, il ne peut être d’aucune utilité pour Plantinga, pas même comme une simple possibilité. » (PARSONS Keith, God and the Burden of Proof, 1989, p.123-124).

Les deux contre-arguments de Keith Parsons sont donc les suivants : (A) d’une part, le déterminisme naturel exclu l’action d’un agent libre ; (B) d’autre part, étant le donné le déterminisme naturel, si le mal est le fait d’un agent libre mauvais, il faudrait le postuler créateur des lois de la naturelles.

(A) « Objection du déterminisme »

(1) Les maux naturels sont causés par des processus naturels (les mêmes qui causent des biens).
(2) Or les processus naturels sont incompatibles avec la liberté (prémisse incompatibiliste implicite).
(3) Donc les maux naturels ne sont pas causés par des agents libres.

(B) « Objection du Dieu créateur »

(1) Les maux naturels sont causés par des processus naturels (les mêmes qui causent des biens).
(2) Donc si un agent libre cause les maux, il les cause indirectement en étant cause des lois.
(3) Donc Dieu étant bon, il n’est pas le (seul) créateur des lois de la nature.

Keith M. Parsons ajoute quelques considérations sur la défense de Plantinga par la liberté : « Une autre difficulté avec l’argument de Plantinga est son hypothèse d’après laquelle le libre arbitre pourrait avoir une sorte de valeur absolue qu’il pense qu’elle pourrait avoir. Comme nous l’avons vu précédemment, les jugements moraux ordinaires n’accordent pas une telle importance à la possession ou l’emploi du libre-arbitre. Par exemple, si je savais qu’un terroriste, de son plein gré, planifiait de poser une bombe sur un avion de ligne, je me sentirais obligé de faire tout mon possible pour l’empêcher d’exercer son libre arbitre dans ce sens. Comment alors est-il possible que Dieu puisse être justifié à permettre Satan de se déchaîner ? Comment est-il compatible avec la bonté de Dieu de ne pas mettre davantage de restrictions à la liberté de Satan ? » (ibid., p. 124).

Victor Reppert, dans son article dont je m’inspire très largement ici, nous laisse avec ces arguments et ces objections, ouvrant la question à ses lecteurs. J’aimerais donc maintenant apporter ma propre contribution au débat.

Il me semble, après avoir examiné toutes les défenses et théodicées connues face au problème du mal, que le fait de faire appel à l’hypothèse d’une (ou plusieurs) puissance(s) surnaturelle(s) libre(s) reste la meilleur réponse au problème du mal dans une optique théiste. Autrement dit, j’adhère au scénario du démon, mais non sous la forme que lui prête Plantinga.

En effet, Plantinga est libertarien, il pense que le déterminisme et la liberté sont incompatibles. De ce fait, son argument tombe sous l’objection de Keith M. Parsons. Pour ma part, je suis au contraire compatibiliste, c’est-à-dire que je pense que le déterminisme et la liberté sont compatibles. Précisions que le déterminisme est l’opinion d’après laquelle tout effet possède une ou plusieurs cause(s) qui l’expliquent intégralement. Le déterminisme n’est pas le fatalisme (opinion d’après laquelle quelque soit notre volonté le destin s’accomplira), car le fatalisme contredit directement le déterminisme (notre volonté est elle-même une cause que le futur ne peut pas ignorer dans la production des événements à venir). La liberté étant la capacité à faire un choix, nous sommes libres à partir du moment où nous produisions des choix, les choix n’étant possible que s’il y a des critères de préférences (entre une alternative et une autre), ils sont les causes déterminantes de nos choix. Autrement dit, la liberté a pour condition le déterminisme. Sans déterminisme, nous nous retrouverions dans une situation d’indifférence (incapacité de faire des choix) ou d’aliénation (une alternative prendrait le pas sur une autre sans que nous en fassions le choix, elle s’imposerait à nous par sa propre puissance). Dans la mesure où le déterminisme et la liberté sont compatibles, la première objection de Keith M. Parsons est résolue : le mal naturel est produit par des processus déterministes, mais la liberté est-elle-même un processus déterministe, par conséquent il est possible que le mal naturel soit produit des processus déterministes. Je donnerais l’analogie suivante : le cerveau est physiquement déterminé ce qui n’empêche pas la conscience d’être parallèlement psychiquement déterminée ; il en va de même entre les démons et la nature : leur volonté est psychiquement déterminée ce qui n’empêche pas la nature d’être parallèlement physiquement déterminée. Evidemment, entre la conscience humaine et démonique l’ordre causal n’est pas tout à fait le même envers le cerveau et la nature. La conscience humaine est une propriété émergeante d’une réalité physique (physicalisme faible) tandis que la conscience démoniaque est productrice de la réalité physique (dualisme avec complétude causale du monde physique). On pourrait donner l’image d’un ordinateur simulant un monde entièrement cohérant. Il produit ce monde, mais ce monde en lui-même ne voit aucune intervention étrangère à sa réalité. L’ordinateur simule son existence, tandis que le monde évolue exclusivement selon ses propres déterminations fondamentales (lois, constantes, et éléments physiques).

Venons-en à la seconde objection. Keith M. Parsons imagine que le scénario du démon implique une dualité, une égalité entre Dieu et le(s) démon(s). Conceptuellement, l’objection est invalide. Rien n’oblige à ce que Dieu et les démons soient égaux. Au contraire, Dieu est le créateur absolu, tandis que les démons sont créés par Dieu. L’existence de Dieu est nécessaire, tandis que celle des démons est causée par Dieu et contingente. Il doit donc y avoir trois niveaux : (1) Dieu ; (2) Le règne angélique duquel font partie les démons, ceux-ci étant des anges rebelles ; (3) Le règne physique et terrestre. Chaque monde possède sa propre complétude causale (hormis son existence) et détermine le niveau suivant.

DIEU (règne absolu)

(Complétude causale absolue du niveau ; transcende extérieurement le niveau inférieur)

↓     ↓     ↓

ANGES (règne divisé entre anges et démons)

(Dépendance existentielle du niveau supérieur)
(Complétude causale interne du niveau ; transcende extérieurement le niveau inférieur)

↓     ↓     ↓

UNIVERS (règne selon les lois physiques, y compris la liberté humaine)

(Dépendance existentielle du niveau supérieur)

(Complétude causale interne du niveau ; sans niveau inférieur)

L’objection de Keith M. Parsons est donc fausse : la causalité angélique des lois physiques n’implique pas un manichéisme entre Dieu et le Diable. Il y a bien une dualité, mais seulement entre les anges et les démons qui causent les lois physiques de l’univers. Dieu est créateur du règne angélique, qu’il a souhaité libre, une partie des anges a adhéré à Dieu (ce qui explique que le mal physique ne soit pas absolu), tandis que l’autre partie s’est rebellée (ce qui explique l’existence de maux naturels). Ce monde angélique lui-même a créé l’univers. La création de l’univers est un ordre divin, les anges se sont bornés à appliquer et causer ce que Dieu voulait, Dieu leur attribuant la puissance de le faire. Dieu est le créateur direct des anges et le créateur indirect de l’univers (par l’intermédiaire des anges). Encore une fois, il n’y a là aucun manichéisme, Dieu est le seul et unique être absolu.

Considérons enfin l’objection de la moralité. D’après Keith M. Parsons, si quelqu’un veut agir librement mal, nous avons le devoir de l’en empêcher. Keith M. Parsons a raison : si un terroriste veut commettre un attentat, il faut l’en empêcher. Que faisons-nous lorsque nous empêchons un attentat ? Nous sauvons librement la vie de beaucoup de personnes. Qu’en est-il pour le terroriste ? Il a choisi librement de tenter sa « chance », il a échoué et il est responsable de sa tentative. Lorsque le terroriste est condamné à une certaine peine de prison, c’est le résultat indirect de sa liberté. La liberté du terroriste n’est en aucun cas détruite. La prison en soi est un mal, puisque sa liberté est réduite, mais c’est un mal pour bien : (1) sa liberté est réduite pour ne pas réduire celle des autres, le gain est donc supérieur et (2) la peine de prison est un renforcement négatif afin qu’il se détermine à opter pour un autre mode de vie (rappelons que le déterminisme ne s’oppose pas à la liberté, le but est qu’il choisisse – c’est-à-dire librement, puisqu’on ne peut faire ce choix à sa place – une autre voie). Un bon système couple un ensemble de moyens de renforcements négatifs (surveillance, amendes, prison, etc.) et positifs (récompenses, bourses, honneurs, etc.) afin d’encourager les agents libres à se déterminer dans une voie plutôt qu’une autre. Un tel système fait toujours appel à la liberté des individus, il n’a d’utilité que dans la mesure où les agents sont libres. C’est parce qu’ils sont libres que les agents peuvent choisir une voie plutôt qu’une autre. Les agents peuvent toujours choisir la voie déconseillée. Ce n’est pas parce qu’un acte est interdit qu’il est impossible, au contraire, il est interdit parce qu’il est possible. Ce n’est pas parce que le meurtre est interdit que les meurtriers ne peuvent pas commettre leur crime, le meurtre est justement interdit parce qu’ils le peuvent. Interdire quelque chose d’impossible n’a aucun sens. On ne peut pas interdire de commettre un crime dans le passé (c’est-à-dire faire qu’une personne toujours vivante ait été tuée auparavant, alors qu’elle ne l’a pas été). On ne peut commettre un crime que dans le présent !

Mais alors, Dieu ne devrait-il pas toujours « intervenir » comment le font la justice et la police ? Il y a une différence entre les institutions humaines et Dieu. Les institutions humaines font avec notre liberté. Lorsqu’on envoie quelqu’un en prison, on compose avec sa liberté, on le désigne responsable parce qu’il est libre. Si maintenant Dieu devait toujours vouloir supprimer le moindre mal, alors il devrait rendre impossible le fait de penser le mal (ce qui est déjà un mal), la liberté deviendrait impossible. Et même s’il ne devait supprimer que les actes mauvais, il rendrait impossible la tentation du mal, puisqu’une tentation n’est réelle que si elle est possible. Si tous les hommes étaient immortels, comment pourrions-nous vouloir tuer quelqu’un ? Il faut qu’ils soient mortels, atteignables, pour vouloir les tuer. Par conséquent, pour que la liberté ne soit pas annulée, il faut que Dieu rende absolument possible le mal, le mal des anges comme le mal des hommes. Les anges doivent combattre le mal des démons, tandis que les hommes doivent combattre le mal des criminels. Keith M. Parsons confond la différence de niveau, c’est là le problème de son objection.

Il est intéressant, à ce titre, de noter que Dieu n’a pas vaincu le Diable par la force. Dieu aurait pu détruire le diable, par la force, et annuler toute liberté. Au contraire, en s’incarnant en Christ, il s’est rendu atteignable, et en étant accusé puis crucifié injustement, Dieu a rendu absolument coupable le Diable. C’est en étant jugé, que Dieu a jugé. Pour cela, il a dû passer d’un niveau (divin) à un autre (humain et angélique). Dès lors, les anges et les hommes peuvent légitimement condamner le diable et les hommes qui y adhèrent (Par exemple : les apôtres refusent d’obéir aux autorités religieuses hostiles au Christ, mais au contraire les combattent par l’autorité spirituelle, la prière et l’annonce de la bonne nouvelle, etc.).

Toute cette théorie peut sembler être très ad-hoc (c’est-à-dire n’être qu’un patch afin de corriger un problème). Mais elle ne le semble pas davantage que le recours aux hypothèses ad-hoc en science physique. Certains théoriciens en mécanique quantique n’hésitent pas à postuler non pas trois mais onze dimensions afin de résoudre certain problèmes, tandis que d’autres théoriciens en astrophysique n’hésitent pas à postuler une multitude d’univers, afin d’expliquer l’origine et l’ordre du notre. Toutes ces hypothèses n’ont absolument rien d’empiriques, ce sont des abstractions servant à résoudre des problèmes mathématiques et conceptuels. Refuser l’hypothèse du diable devrait impliquer le fait de refuser, mutatis mutandis, l’essentiel de la physique contemporaine.

J’ajouterais néanmoins qu’il existe un autre argument en faveur de l’existence d’anges rebelles : l’expérience religieuse. Encore une fois, il est possible d’expliquer les expériences religieuses à partir de la neuropsychologie. Toutefois, cela n’enlève rien à la réalité de l’expérience, et il se peut que l’expérience soit réellement l’expérience de quelque chose. De même que l’explication neuropsychologique de la vision n’implique pas l’inexistence de l’objet perçu, l’explication de l’expérience mystique n’implique pas l’inexistence de la spiritualité vécue. Si l’on admet l’existence de Dieu (cf. les articles sur la question) et qu’il se révèle, on peut s’interroger sur l’existence de révélations diverses et contradictoires. Peut-on considérer que seul un type de révélation est le fait d’une réalité, tandis que les autres sont le fait de la folie ? Cela reviendrait à faire du chauvinisme épistémologique. Nous avons toutes les raisons de pensé que les révélations contradictoires sont le fait d’esprits adversaires, il faut donc qu’il existe quelque chose de semblable au Diable.

En guise de conclusion :

La liberté humaine ne suffit pas à expliquer le mal naturel, on peut donc émettre l’hypothèse de l’existence d’un type d’agent libre plus puissant que l’homme et commettant le mal. Dans la mesure ou le mal naturel est liée à des processus physiques dans lesquels n’apparaissent aucune délibération (ce sont des processus purement mécanistes), on peut envisager trois niveaux de réalité : (1) le niveau divin ; (2) le niveau angélique ; (2) le niveau terrestre. Chaque niveau possède sa propre complétude causale, mais doit son existence au niveau précédent. Les niveaux s’emboîtent les uns dans les autres, sans interférence, comme si Dieu « pensait » les anges, qui eux-mêmes « pensaient » l’univers. L’équilibre entre le bien et le mal dans l’univers est dû à l’équilibre entre anges et démons. Toutefois, Dieu étant bon, il veut que le bien triomphe. Le mal est nécessaire dans la mesure ou il résulte de la liberté et de l’amour (voyez les émissions concernées), mais il est éphémère en ce sens ou il devrait finalement laisser place au triomphe du bien. Dieu a donc prévu un équilibre entre anges et démons de telle sorte que les anges « finissent » par triompher, à quoi correspondra une victoire terrestre.

Concernant les lois physiques, elles sont directement causées par les anges (et les démons) et indirectement par Dieu (à travers le monde angélique). Elles ont été permises par Dieu de telle sorte qu’elles participent à l’avènement final du bien. Les lois physiques ne sont donc pas fondamentalement mauvaises, au contraire, et il n’y aurait aucune raison pour qu’elles doivent être changées (l’idée même qu’elles soient changées impliquerait qu’il ne s’agisse pas de lois).

Cette hypothèse permet d’expliquer le mal physique, tout en conservant le déterminisme et la complétude causale, ainsi que la liberté (compatibilisme), le tout dans le cadre de la bonté et de la tout-puissance divine.

Une Réponse pour “Plantinga : L'argument du Diable”

  1. Xavier dit:

    Bonjour,

    Merci pour cet excellent article. En vous lisant, je songeais au bienheureuxc cardinal John Henry Newman qui, dans sa réflexion théologique, faisait des anges (qu’ils aient déchu ou non) les « ouvriers » de la Création.

    Comme le dit dans son livre Apologia pro vita sua : « Je dois, il me semble, mon opinion définitive sur les anges, à l’Ecole d’Alexandrie et à l’Eglise primitive. Je les regardais non seulement comme les ministres employés par le Créateur dans les dispensations faites aux juifs et aux chrétiens, ainsi que nous le lisons clairement dans l’Ecriture, mais, en allant plus avant, comme les agents de l’économie du monde visible, ainsi que l’Ecriture l’implique aussi. Je les considérais comme étant les causes réelles du mouvement, de la lumière, de la vie, et des principes élémentaires de l’univers physique, qui offrent à nos sens leurs combinaisons et nous suggèrent alors la notion de cause et d’effet et ce qu’on appelle les lois de la nature. »

    Amicalement,

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Qu’est-ce que la philosophie analytique de la religion ? La philosophie est l’étude des questions fondamentales. La philosophie analytique est une méthode en philosophie qui insiste sur l’analyse logique des thèses et des arguments. La philosophie analytique de la religion est une branche de la philosophie analytique. Elle traite de l’existence de Dieu, du problème du mal, de la valeur de l’expérience religieuse, et même des doctrines chrétiennes spécifiques telles que la Trinité, l’Incarnation et l’Expiation. Qu’est-ce que l’apologétique ? L’apologétique est la défense rationnelle de la foi. Elle traite de l’existence de Dieu, du problème du mal, de la crédibilité de la révélation, de l’existence et de la résurrection du Christ. L’apologétique peut être négative ou positive. L’apologétique négative consiste à réfuter les objections contre le christianisme. L’apologétique positive consiste à apporter des arguments en faveur du christianisme.